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L’actualité juridique de cet été 2020 [VIDEO + ARTICLE]

Nouvelle diffusion 

 

Weka et le cabinet Landot & associés ont uni leurs forces pour diffuser, tous les 15 jours, une revue d’actualité juridique territoriale, en vidéo (une série intitulée « les 10′ juridiques »).

OUI MAIS comme l’an passé, nous avons décidé, ensemble, de faire un numéro spécial été 2020 qui vous permettra de couvrir en peu de temps l’actualité de ces deux mois de l’été qui s’achève.

Car la rentrée commence, en général sur les chapeaux de roues, sans que tout à chacun ait le temps de rattraper cette actualité, de se mettre à jour… de lire, par exemple, les … 263 billets publiés depuis le 1er juillet sur le présent blog.

Vous avez deux moyens de couvrir l’actualité juridique territoriale de cet été 2020, en peu de temps.

 

I. VIDEO

 

Le premier moyen de couvrir l’actualité juridique territoriale de cet été 202, consiste à regarder la vidéo ci-dessous, qui la retrace en 50 brèves, en 25 mn :

 

 

N.B. : pour mieux connaître notre partenaire WEKA, fort de 40 ans d’expertise :
http://www.weka.fr
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http://www.weka.media

 

 

II. ARTICLE

 

Vous pouvez aussi parcourir cette actualité par le résumé textuel, ci-dessous :

 

 I/ La baisse de la participation, critère d’appréciation très exceptionnel pour le juge électoral

Dans la foulée des décisions du Conseil constitutionnel, et s’engouffrant aussi peu que possible dans les infimes brèches ouvertes par ces décisions… le Conseil d’Etat a posé que « le niveau de l’abstention n’est […], par lui-même, pas de nature à remettre en cause les résultats du scrutin, s’il n’a pas altéré, dans les circonstances de l’espèce, sa sincérité ».

Cet élément (la baisse exceptionnelle de participation en 2020) pourra être un élément de l’analyse globale de la sincérité du scrutin notamment si d’autres vices sont établis.

Par une importante décision, le Conseil d’Etat précise qu’il n’acceptera que dans des cas exceptionnels que l’abstention vaille en elle-même altération de la sincérité du scrutin.

Quelques décisions ont commencé d’être rendues en ce domaine par des TA.

Sources : Conseil constitutionnel, n°2020-849 et n°2020-850 QPC du 17 juin 2020 ; CE, 15 juillet 2020, n°440055 ; TA Nantes, 9 juillet 2020, n°2004764 et n°2003258 [2 esp. Différentes] ; TA Rennes, ord de tri, 26 mai 2020, n°2002084.

 

I/ Electoral (suite)

A noter aussi :

 

2/ Bas les masques ? masque obligatoire ?

Bas les masques ? ou port du masque obligatoire ? La saga des arrêtés de police municipale en matière de port des masques en ces temps de pandémie a été relancée.

S’agit-il d’une valse-hésitation du juge administratif au fil de ce bal masqué ? ou du tempo quant au droit applicable ?

Sur la base, pourtant, des mêmes critères que ceux applicables durant l’état d’urgence sanitaire… le juge (à Nice, puis à Amiens, après Cergy-Pontoise) semble prêt à être plus souple dans l’appréciation des faits justifiant le recours à des arrêtés de police des maires.

Sources : TA Nice, ord., 5 août 2020, n°2003001 ; TA Amiens, ord., 11 août 2020, n°2002564 (après TA de Cergy-Pontoise, ord., 5 mai 2020, n°2004187).

Autres sources récentes : CE, ord., 17 avril 2020, n°440057. Voir aussi : TA de Montpellier, ord., 26 mars 2020, n°2001502 ; TA de la Guadeloupe, ord. 27 mars 2020, n°2000294 ; TA Caen ord., 31 mars 2020, n°2000711 ; TA de Montpellier, ord., 31 mars 2020, n°2001567 ; TA Versailles, ord. 3 avril 3020, n°2002287 (refus de dérogation de réouverture dun marché) ; TA de Montpellier, ord., 3 avril 2020, n°2001599 ; TA Montreuil, ord. 3 avril 2020, n°2003861 (couvre-feu) ; TA de Montpellier, ord., 7 avril 2020, n°2001647 ; TA de Montpellier, ord., 7 avril 2020, n°2001660 ; TA Cergy-Pontoise, ord., 9 avril 2020, LDH, n°2003905 ; TA de La Guadeloupe, ord., 20 avril 2020, n°2000340 ; TA Nancy, ord. 21 avril 2020, n°2001055 ; TA Nice, ord., 22 avril 2020, n°200178 ; TA Toulon, 23 avril 2020, LDH, n°2001178 ; TA Nantes, ord., 24 avril 2020, n°2004365 ; TA Cergy-Pontoise, ord., 24 avril 2020, n°2004143 ; CE, ord. 24 avril 2020, n°440177 ; TA Cergy-Pontoise, ord., 27 avril 2020, n°2004144 ; TA Nantes, ord., 28 avril 2020, n°2004501 (couvre-feu) ; TA Bordeaux, ord., 28 avril 2020, n°2001867 (circulation ; recevabilité des référés liberté) ; CE, ord., 30 avril 2020, n°440179 (vélo) ; CE, ord., 30 avril 2020, n°440267 (déplacement) ; TA Grenoble, ord., 28 avril 2020, 20022394 (refus darrivée de nouveaux vacanciers) ; TA de Strasbourg : TA Strasbourg, ord., 23 mai 2020, n°2003056 ; TA Strasbourg, ord., 25 mai 2020, n°2003058 ; etc.

 

3/ Sénatoriales

– ultramarins (décret n°2020-980 du 5 août 2020 pour la Guyane ; décret n°2020-865 du 12 juillet 2020 pour la Polynésie…)

– lyonnais (loi n°2019-776 du 24 juillet 2019).

– pour les sénateurs des français de l’étranger (loi organique n°2020-976 du 3 août 2020 ; décision n°2020-802 DC du 30 juillet 2020)

 

4/ Open data et jurisprudences françaises : la douche écossaise

Les décisions du juge administratif, jugements de TA y inclus (y compris les ordonnances en référéen 1e instance, semble-t-il), devront, après anonymisation (partielle), être toutes mises en ligne après 2 mois (6 mois pour le judiciaire)…. ce beau principe législatif dans un cadre plus large d’open data, après une gestation de 14 mois, a enfin sa traduction décrétale (décret n°2020-797 du 29 juin 2020).

Ce big-bang dans l’accès aux informations jurisprudentielles, non seulement va être fort commode, mais peut à terme changer la donne dans le monde très coûteux de l’accès à l’information en ce domaine…

Mais la Chancellerie a fait savoir que cela mettra du temps : les arrêts des CA ne seront pas tous en ligne avant 2022 !!! Surtout pour des raisons d’occultation, d’anonymisation semble-t-il.

A lier avec le problème de la justice prédictive (avec le fameux décret DATAJUST n°2020-356 du 27 mars 2020 ; voir aussi le communiqué commun, qui semble être en date du 6 juillet 2020, du Conseil d’État, du Conseil national des barreaux et de l’Ordre des avocats au Conseil d’État et à la Cour de cassation).

 

5/ Ordonnances : duel au Palais Royal

Duel ou duo ? La légende officielle veut que tout ceci ait été concerté. Et que l’on doive admirer la merveilleuse et parfaite, forcément pure et parfaite, complémentarité de ces belles jurisprudences. Et les deux ailes du Palais Royal se marièrent et eurent beaucoup d’enfants.

A noter, dans la foulée : le Conseil d’Etat s’autorise à réécrire lui-même une ordonnance gouvernementale peu lisible, non plus par simples interprétations, mais directement par une réécriture (CE, 15 juillet 2020, n°436155) !

 

6/ Zéro phyto sur les tombeaux ?

 

Les services de l’Etat confirment que, selon eux, le « 0 phyto » ne s’applique pas aux cimetières sauf usage (majoritaire ? comment l’apprécier ?) en tant que lieu de promenade… Phyto et tombeaux peuvent encore rimer, donc. Un point qui est encore souvent discuté en droit cela dit :

Question écrite n°12212 de M. Jean-Marie Janssens (Loir-et-Cher UC) publiée dans le JO Sénat du 19/09/2019 page 4741 ; réponse du Ministère de la transition écologique et solidaire publiée dans le JO Sénat du 02/07/2020 page 3073.

 

7/ Protection fonctionnelle

 

 

8/ Fonction publique

 

 

9/ Services déconcentrés de l’Etat

 

 

10/ Dérogations, expérimentations…

 

 

11/ Femmes ; mères isolées ; violences conjugales

 

 

 

12/ RSA

 

 

13/ GEMAPI – barrages – énergie hydraulique

 

 

14/ Environnement (autres ; hors GEMAPI et hors déchets ; hors Comités de bassin, agences de l’eau…)

 

 

15/ Alternances sécheresses/réhydradation des sols

 

Au JO ne cessent de s’empiler les couches géologiques textuelles sur le phénomène des alternances sécheresses/réhydradation des sols, y compris avec quelques menus glissements de terrain correctifs.

Auparavant voir circulaire n°INTE1911312C en date du 10 mai 2019 et décret n°2019-1223 du 25 novembre 2019.

Voir aussi https://www.georisques.gouv.fr/articles-risques/exposition-du-territoire-au-phenomene

 

16/ Comités de bassin, agences de l’eau…

 

 

17/ CGEDD

 

Réforme du conseil général de l’Environnement et du Développement durable (CGEDD) : décret n°2020-1029 du 11 août 2020 (NOR: TREV2015785D)

 

18/ Action en démolition d’un ouvrage irrégulièrement édifié ou installé

 

« l’action en démolition d’un ouvrage irrégulièrement édifié ou installé ne pourra porter si le juge peut ordonner à la place sa mise en conformité et si celle-ci est acceptée par le propriétaire »
Conseil constitutionnel, décision n°2020-853 QPC du 31 juillet 2020

 

19/ Autres urbanisme / aménagement

 

 

20/ ASE

ASE et prise en charge du jeune majeur : le département peut prendre en compte le comportement du jeune majeur (CE, 22 juillet 2020, Ville de Paris, n°435974).

 

21/ SRU / logement

 

 

22/ Ports et intercommunalité

 

Un port de plaisance est-il intercommunalisé automatiquement au titre de la compétence ZAE ?
NON : TA Nice, 25 juin 2020, n°2000025 ; voir avant CE, ord., 3 mars 2017, 407649 (censurée ensuite au fond mais sur un autre point).

 

23/ Eau, assainissement et intercommunalité

 

Non-intercommunalisation de l’eau et/ou de l’assainissement en communauté de communes : pouvait-on au second semestre 2019 opérer un transfert de compétences (selon les règles du droit commun), en dépit de l’exercice de leur droit de véto, exercé par des communes avant le 1er juillet 2019 ? NON : CE, 29 juillet 2020, n°437283

 

24/ Déchets

 

 

25/ Visioconférence

 

Visioconférence pour les conseils communautaires et métropolitains : le décret est sorti (décret n°2020-904 du 24 juillet 2020).

Rappels : Le droit du déconfinement progressif du droit des assemblées locales n’est pas sans quelques (inutiles) subtilités qu’il est bon de rappeler :

– le régime propre à l’état d’urgence sanitaire, permettant des restrictions en matière de publicité des séances,pour les organes délibérants locaux, a étéprolongé jusqu’à la fin août 2020 en vertu de la loi du 22 juin 2020.
Plus précisément, s’applique jusqu’à fin août l’ordonnance n°2020-562 du 13 mai 2020 (sur la restriction du public).

– mais c’est sur une durée plus longue que se trouve la dérogation propre aux visioconférences pour les réunions des organes délibérants locaux (art. 6 et 10 de l’ordonnance n°2020-391 du 1er avril 2020).
Et passé fin octobre ? que faire ?

– on reviendra alors au droit usuel imposant des réunions en présentiel d’où la visioconférence est bannie (sauf en Polynésie française et sauf pour les OPH)…. et, désormais, donc, sauf en intercommunalité).

 

26/ Polynésie

 

Le Conseil d’Etat donne de la souplesse au droit institutionnel polynésien, en cas d’urgence (CE, 22 juillet 2020, n°440764, à publier au rec.).

 

27/ Pompiers

 

 

28/ Inscription scolaire

 

Quelles pièces peut-on demander lors de l’inscription scolaire ? Réponse avec le décret n°2020-811 du 29 juin 2020 .

 

29/ Blason (et autres élément d’identité visuelle de la commune au prisme de l’histoire et du principe de laïcité)

 

Blason communal, neutralité, laïcité… et historicité : CE, 15 juillet 2020, n°423702.

 

30/ Gens du voyage

 

La procédure spéciale d’expulsion applicable aux gens du voyage, qui passe par le Préfet, interdit-elle au propriétaire ou au maire d’engager un référé devant le juge ? NON : CE, 16 juillet 2020, n°437113.

 

31/ Réseaux de chaleur, de froid et d’eau chaude sanitaire

 

 

32/ SPANC

 

Le SPANC doit-il instaurer obligatoirement l’entretien ? Bénéficie-t-il, pour l’entretien, d’un monopole ? Une lecture « traditionnelle » conduit dès lors à considérer que le SPANC :

Néanmoins, une réponse à une question écrite du 21/5/2020 (JO Sénat, 21/5/2020 p. 2339 réponse à Mme Herzog) sème quelque peu le doute.

 

33/ un été très riche en droit des contrats publics

 

 

34/ déblais / voirie / déchets

 

Les déblais résultant de travaux sur la voie publique sont bien, en droit, des déchets (sauf sans doute réemploi légal en matériaux). CE, 29 juin 2020, n°425514

 

35/ Stationnement

 

A quelles conditions un maire peut-il autoriser le stationnement de véhicules sur les trottoirs ? CE, 8 juillet 2020, n°425556.

 

36/ Erreur des services fiscaux et dotations de l’Etat

 

Les services fiscaux font une erreur fiscale au détriment de la collectivité qui lève l’impôt. Puis cet impôt est supprimé et compensé par l’Etat. Quel est le régime de responsabilité alors applicable et, surtout, à partir de quand commence le fait générateur de responsabilité (avec de fortes conséquences sur les questions de prescription) ? CE, 1er juillet 2020, n°419081

 

37/ Compensation de l’Etat

 

Deux textes :

 

38/ Fourrières automobiles

 

Quel est le tarif maximal des fourrières automobiles ? Hors Paris, Lyon et Marseille, les tarifs maxima des frais de fourrière pour automobiles sont désormais précisés par l’arrêté du 3 août 2020 modifiant l’arrêté du 14 novembre 2001 (NOR: ECOC2013715A).

 

39/ Titre de recettes

 

 

40/ Paiements

 

Une instruction sur les dépenses pouvant être payées sans ordonnancement ou avant service fait : instruction du 14 août 2020 (NOR : ECOE2021907J ; Numéro interne : INS20006).

 

41/ Subventions aux associations

 

Une association peut légalement recevoir une subvention… même si elle a par ailleurs (sans que ce soit l’objet de la subvention) un positionnement militant sur tel ou tel débat de société. Au prix de certaines précautions toutefois. CE, 8 juillet 2020, n°425926.

 

42/ Mobilités

 

Balayage réglementaire post-LOM :

Voir aussi l’ordonnance n°2020-934 du 29 juillet 2020 portant réorganisation des dispositions du code des transports relatives à la sûreté dans les transports (NOR: TRAV2006683P).

 

43/ Quelles sont les missions susceptibles d’être confiées à un GIP ?

 

CE, 8 juillet 2020, n°431489

 

44/ Sport / ANS : la balle aux délégués territoriaux

 

Décret n°2020-1010 du 6 août 2020 relatif au délégué territorial de l’Agence nationale du sport (NOR : SPOV2015406D).

 

45/ Formation des élus : le DIF… à mi-tarif

 

La formation des élus donne lieu à un régime qui n’a cessé, depuis 1992, de se complexifier. Le régime, notamment, du droit individuel à la formation (DIF) s’avère notamment singulièrement délicat à manier.

Bonne nouvelle : un décret nous fixe enfin des règles un peu plus claires (notamment est ouverte la possibilité pour les membres du conseil municipal d’acquérir et d’utiliser leur crédit annuel de vingt heures au titre du droit individuel à la formation au début de chaque année de mandat).

Mauvaise nouvelle : les montants retenus par heure ne permettront pas d’aller bien loin…

Décret n°2020-942 du 29 juillet 2020 relatif au droit individuel à la formation des élus locaux

 

46/ Transferts de biens domaniaux

 

Transfert de biens domaniaux (en intercommunalité en l’espèce) entre personnes publiques : une délibération est un acte créateur de droits dès lors que les parties ont marqué leur accord sur l’objet et les conditions financières de l’opération et que la réalisation du transfert n’est soumise àaucune condition.

Source : CE, 29 juillet 2020, SIVOM de la Région de Chevreuse, n°427738, B.

 

47/ CLETC : délai de grâce d’un an !

 

L’immense majorité des EPCI à fiscalité propre vivent en régime de fiscalité professionnelle unique (FPU), et ont donc un organe important en termes de neutralité financière qu’est la commission locale d’évaluation des transferts de charges (CLETC ou CLECT).

En ces temps de recomposition électorale allongée et estivale, d’une part, et après des mois de blocages covidiens, d’autre part, il allait de soi que ce délai de 9 mois pour les CLETC allait être intenable. Notamment pour les transferts des eaux pluviales à de nombreuses communautés d’agglomération.

D’où l’importance de l’article 52 de la troisième loi de finances rectificative de l’année (n°2020-935 du 30 juillet 2020) qui accorde aux acteurs locaux un délai de grâce d’un an pour ce faire.

 

48/ Evolution des dépenses de fonctionnement des communes nouvelles : de l’importance de ne pas conclure trop vite…

 

Evolution des dépenses de fonctionnement des communes nouvelles : de l’importance de ne pas conclure trop vite… 

 

49/ Quels sont les EPCI et communes habilités, à compter de 2021, à faire faire leur recensement par une entreprise ?

 

Décret n°2020-908 du 24 juillet 2020 relatif aux communes autorisées à mener l’expérimentation prévue à l’article 127 de la loi n°2019-486 du 22 mai 2019 lors de l’enquête de recensement 2021 (NOR: ECOO2019049D).

 

50/ Déclarations de situation patrimoniale !

 

Échéance ce jour : lundi 24 août pour les maires des communes de plus de 20 000 habitants et les adjoints aux maires des communes de plus de 100 000 habitants, ainsi que pour certains de leurs collaborateurs de cabinet.

 

 

 

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