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1/ Un refus de donner suite à une plainte, par la CNIL, doit être motivé 2/ le RGPD ne protège pas contre les sanctions disciplinaires ou les licenciements hors cadre des garanties RGPD

Quand elle refuse donner suite à une plainte, la CNIL doit s’en expliquer, pose le Conseil d’Etat dans une décision qui par ailleurs pose qu’un dpo n’a pas de protection absolue contre les sanctions disciplinaires ou les licenciements « à raison de manquements aux règles internes à l’entreprise applicables à tous ses salariés, sous réserve que ces dernières ne soient pas incompatibles avec l’indépendance fonctionnelle qui lui est garantie par le RGPD.»


Le refus de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) de donner suite à une plainte fondée sur la méconnaissance du droit d’accès qu’une personne concernée tient des dispositions de l’article 15 du règlement (UE) 2016/679 du 27 avril 2016 (RGPD) est au nombre des décisions administratives individuelles défavorables qui refusent un avantage dont l’attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l’obtenir, au sens et pour l’application du 6° de l’article L. 211-2 du code des relations entre le public et l’administration, et qui doivent, à ce titre, être motivées, selon une décision rendue vendredi par le Conseil d’Etat.

Cette même décision pose qu’il résulte de l’article 38 du RGPD, éclairées par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) dans son arrêt du 22 juin 2022 (C-534/20), Leistritz AG c/ LH :

 

Source :

Conseil d’État, 21 octobre 2022, n° 459254, à publier au recueil Lebon

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