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Comment adapter nos sociétés, nos emplois, nos services publics, nos droits… à l’intelligence artificielle et à la robotique ? Voici les passionnantes pistes et préconisations du Parlement européen à ce sujet

Le Parlement européen, de nouveau, trace des perspectives passionnantes et un programme de travail ambitieux sur la robotique, l’intelligence artificielle… et les impacts de ces phénomènes sur nos sociétés, nos emplois, nos services publics, notre droit…

 

Voici ce document :

 

Le Parlement européen constate tout d’abord l’évidence, à savoir que l’on va vers une « société soutenue par l’intelligence artificielle et la robotique ».

Il souligne que l’automatisation combinée à l’intelligence artificielle va accroître la productivité et donc augmenter la production, avec des créations et des suppressions d’emplois, des transformations considérables. L’utilisation accrue de la robotique et de l’IA devrait également réduire l’exposition de l’homme à des conditions nocives et dangereuses et contribuer à créer davantage d’emplois de qualité et décents, ainsi qu’à améliorer la productivité.

D’où une urgence :

 

 

Le Parlement européen salue la proposition de la Commission relative au programme pour une Europe numérique et le budget de 2,5 milliards d’euros consacré à l’intelligence artificielle, ainsi que la hausse du financement au titre du programme Horizon 2020. Il encourage les États membres à engager diverses politiques en ce domaine… ,notamment pour garantir divers droits humains et pour éviter l’hémorragie des chercheurs européens vers les Etats-Unis ou la Chine.

Sur ce point, la lecture des points 18 et suivants de la résolution s’impose. 

 

Le Parlement européen estime ensuite que :

 

Les avancées technologiques notables ont, dans l’histoire, toujours

« nécessité une période de transition, au cours de laquelle la majeure partie de la société a dû acquérir une meilleure compréhension de la technologie pour l’intégrer dans sa vie quotidienne »

 

 

Le Parlement européen en déduit toute une série de conséquences en termes de communication, de formation et d’information, d’adaptation réglementaire…

Le Parlement d’ailleurs à ce sujet (au delà des « mock trials » comme ceux faits à Lyon sur les véhicules autonomes par exemple ; voir ici nos nombreux articles et nos vidéos à ce propos…) se félicite :

«  de l’utilisation de «bacs à sable réglementaires» pour introduire, en coopération avec les régulateurs, de nouvelles idées innovantes permettant de mettre en place des garanties dans la technologie dès le début, en facilitant et en encourageant ainsi son entrée sur le marché; souligne la nécessité d’introduire des bacs à sable réglementaires spécifiques à l’IA afin de tester la sécurité et l’efficacité de l’utilisation des technologies de l’IA dans un environnement réel »

 

Le Parlement européen  étudie ensuite les conditions d’appui du développement de l’IA : connectivité, accessibilité des données et informatique à haute performance, et infrastructure en nuage … 

Voir sur ce point les paragraphes 35 à 53 (notamment le paragraphe 40 pour des dimensions juridiques en ce domaine).

Puis le Parlement européen aborde les questions de politique industrielle lato sensu en ce domaine (points 54 et suivants)… dont des adaptations pour le secteur public aux points 61 et suivants.

Citons in extenso ces points 612 à 108 :

 

 

La suite porte sur les PME.

 

 

Puis viennent les questions de Cadre juridique pour l’intelligence artificielle et la robotique pour laquelle nous nous permettons de nouveau de citer in extenso cette résolution :

 


 

NB remarque personnelle. Dans de nombreux domaines, comme le Parlement européen l’avait déjà souligné, il importe de conduire une réflexion en amont, les choix ne pouvant plus se résumer à la belle synthèse des fameuses lois d’I. Asimov :

1 « Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger. » ;
2 « Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la Première Loi. » ;
3 « Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n’entre pas en contradiction avec la Première ou la Deuxième Loi. »

Mais dans divers domaines, notamment le véhicule autonome et les questions d’éthique comme de responsabilités, cela reste sur cette base qu’il importe de réfléchir. Voir ici. 


 

Puis viennent des réflexions du Parlement européen, assez longues, sur la Gouvernance européenne et mondiale en ce domaine.

 

 

Bref, cette réflexion passionnante s’inscrit dans la même perspective que :

 

 

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