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Peut-on défendre le jeu en trois temps 1/ arrêté indéfendable 2/ arrêté indéfendu 3/ Justice qui ne peut se défendre ?

Toutes les semaines, parfois tous les jours, nous constatons ici ou là le jeu suivant :

 

C’est oublier un peu vite la 4e étape de ce jeu malsain. Celui de l’impact sur les populations qui ne croient, dès lors, plus en nos Juges. Alors que ce ne sont pas nos juridiction qui ont adopté les lois ni la Constitution fixant les frontières sur ce qui est possible, ou non, en ces domaines. C’est alimenter le poujadisme et les réactions anti-démocratie, anti séparation des pouvoirs… et à terme alimenter les réactions favorables aux dictatures. C’est préparer le pire pour un petit profit politique à bref délai.

J’insiste : nous voyons cela toutes les semaines.

Exemple encore récent :

Source : TA Versailles, 27 mai 2025, Ligue des droits de l’homme c/ Triel-sur-Seine, n° 2404339

On voit la même chose contre les décisions de l’ARCOM, en matière d’inéligilités, au titre de recours perdus d’avance devant le Conseil constitutionnel mais qui permettent ensuite de blâmer cette institution…

Comprenons-nous bien :

 

Mon intérêt en tant qu’avocat d’administrations n’est pas d’écrire cela. Je ne vais gagner aucun client et je peux en perdre à exprimer cette opinion.

Mais en tant que citoyen je dois faire partie de ceux, nombreux, qui alertent sur ce point.

Et en tant que technicien du droit, « j’critique pas le côté farce, mais côté fair-play y’aurait quand même à dire

 

Ne nous fâchons pas, G. Lautner, 1966, dial. M. Audiard

 

 

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