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Communication des notes de frais des élus : pour le juge, c’est open bar… et avec fort peu de caviardage

Les notes de frais des édiles sont, par défaut, des documents administratifs communicables (et ne relèvent pas du régime de la communication des comptes et des budgets), et ce sous réserve de rares occultations à prévoir dont il ne faudra pas exagérer les occurrences. Autrement dit, il ne faudra pas trop caviarder les notes de frais .

Telle est la leçon à tirer d’une importante décision du Conseil d’Etat, concernant la Ville de Paris.

Bref, pour ce qui est de la communication de ces notes de frais, pour le juge, c’est open bar.

Pour ces flux d’information, sont désormais grandes ouvertes les vannes… aux élus de s’attendre à se faire vanner. 


 

Le petit monde territorial, mais aussi les échotiers politiques, depuis 24 heures, traitent abondamment de l’arrêt du Conseil d’Etat censurant le refus, par la mairie de Paris, de communiquer les notes de frais de Mme Hidalgo.

En réalité, les questions juridiques soulevées par cette décision n’étaient pas minces :

  1. s’agissait-il du droit à communication des actes budgétaires et comptables ou du droit à communication des documents administratifs ?
  2. Il y a-t-il atteinte à la vie privée à communiquer ces documents ou est-il présumé que ce ne sera pas le cas s’agissant de dépenses faites dans l’exercice des fonctions ?

A ces importantes questions, le Conseil d’Etat vient de répondre schématiquement NON à chacune de ces deux questions :

Plus précisément, la Haute Assemblée pose :

 

Dès lors, le Conseil d’Etat a, dans cette affaire, décidé :

 

Source :

Conseil d’État, 8 février 2023, n° 452521, aux tables du recueil Lebon

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