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Le Conseil d’Etat, déversoir à gesticulations parlementaires pascales

Un parlementaire (ou son groupe) peut-il vraiment saisir le Conseil d’Etat de sanctions disciplinaires parlementaires ? Est-ce une ruse pour saisir ensuite la CEDH ? Tout ceci est-il sérieux ?  A ces trois questions, des réponses négatives en droit s’imposent. 


 

L’actualité de ce week-end pascal a résonné de quelques cloches qui, faute d’être en chocolat, maltraitaient le droit.

Notamment un groupe parlementaire (ou sont-ce ses membres pris individuellement dans une démarche coordonnée ?) a annoncé avoir « saisi le Conseil d’Etat » à la suite de  sanctions disciplinaires prononcées par le bureau de l’Assemblée Nationale (rappels à l’ordre pour avoir brandi des pancartes).

Les bras m’en sont tombés.

Alors quelques rappels en droit :

Certes… certes… mais il s’agit d’une ruse pour saisir ensuite la CEDH me direz-vous ?

Réponse NON : ou alors le groupe parlementaire en question fait un pari très audacieux sur une possible évolution de la position de la CEDH depuis l’arrêt de référence en la matière CEDH, Cour (grande chambre), AFFAIRE KARÁCSONY ET AUTRES c. HONGRIE, 17 mai 2016, 42461/13;44357/13

Reste la com’. Et d’inutiles recours dans nos prétoires déjà bien encombrés.

Voir aussi :

 

 

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