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l’ANSSI a mis en place son dispositif spécifique pour recueillir et traiter les signalements des lanceurs d’alerte

La protection des lanceurs d’alerte a été considérablement renforcée par les deux « lois Waserman » :

 

… après un passage presque anodin devant le Conseil constitutionnel. Seul avait subi les foudres des sages de la rue Montpensier l’article 11 de la loi ordinaire, article inséré en cours de débats parlementaires et n’ayant pas assez de liens avec le reste du texte.
Voir :

Ces lois transposent une directive européenne du 23 octobre 2019 et va même plus loin.

Puis a été publié le décret n° 2022-1284 du 3 octobre 2022 relatif aux procédures de recueil et de traitement des signalements émis par les lanceurs d’alerte et fixant la liste des autorités externes instituées par cette loi ordinaire, précitée.

Pour en savoir plus, voir :

 

 

Ces autorités de « signalement externe » devront mettre en place une procédure ad hoc  (articles 10 à 14 du décret).

 

C’est chose faite maintenant pour l’ANSSI. Voir cette page :

https://www.ssi.gouv.fr/actualite/signalement-par-un-lanceur-dalerte-adresser-une-alerte-a-lanssi/

Voici le texte diffusé par l’ANSSI :

Conformément au cadre légal en vigueur, l’ANSSI a mis en place un dispositif spécifique pour recueillir et traiter les signalements des lanceurs d’alerte.
En quoi consiste le dispositif de signalement par un lanceur d’alerte ?

Le dispositif de signalement par un lanceur d’alerte concerne des informations portant sur un crime, un délit, une menace ou un préjudice pour l’intérêt général, une violation ou une tentative de dissimulation d’une violation d’un engagement international régulièrement ratifié ou approuvé par la France, d’un acte unilatéral d’une organisation internationale pris sur le fondement d’un tel engagement, du droit de l’Union européenne, de la loi ou du règlement.

Les faits, informations et documents, quel que soit leur forme ou leur support, dont la révélation ou la divulgation est interdite par les dispositions relatives au secret de la défense nationale, au secret médical, au secret des délibérations judiciaires, au secret de l’enquête ou de l’instruction judiciaires ou au secret professionnel de l’avocat sont exclus du régime de l’alerte.
Signaler une alerte à l’ANSSI n’est pas un acte anodin. En effet, le dispositif lanceur d’alerte ne prévoit pas de dispense à l’article 40 du code de procédure pénale qui dispose que :

« Toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui y sont relatifs ».

Comment saisir l’ANSSI ?

L’ANSSI vous invite à indiquer clairement votre statut de lanceur d’alerte en la contactant :
• Par mail : lanceurdalerte@ssi.gouv.fr
• Par téléphone : +33 (0)1 71 75 84 68
• Par voie postale :
Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale
ANSSI/CERT-FR
51, boulevard de La Tour-Maubourg
75700 PARIS 07 SP
FRANCE

Le signalement s’effectue par écrit et sous double enveloppe :
• Sur l’enveloppe intérieure figurera EXCLUSIVEMENT la mention suivante :
SIGNALEMENT D’UNE ALERTE AU TITRE DE LA LOI DU 9 DECEMBRE 2016 EFFECTUÉ LE (date de l’envoi)
• Sur l’enveloppe extérieure figurera l’adresse d’expédition
Le respect de ces modalités d’envoi garantit la confidentialité des informations transmises.

 

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