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Mal nommer les importations, c’est ajouter au malheur du monde. Les interdire aussi quand on est un Etat membre de l’UE.

Un territoire disputé ne peut voir ses exportations black-listées. Mais les labellisations doivent être adaptées. 

La Confédération paysanne a demandé au Conseil d’Etat de censurer le refus, implicite, du Gouvernement d’interdire l’importation en France des tomates cerises et de melons charentais récoltés au Sahara occidental (ex-Espagnol) et étiquetés comme originaires du Maroc, estimant que cela était contraire au droit de l’Union européenne sur l’information des consommateurs.

Interrogée par le Conseil d’État, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a jugé (C-399/22 ; 4 octobre 2024) :

Cette position en rappelle une autre, celle relative aux territoires occupés par Israël depuis 1967 (obligation d’étiquetage à part décidée par l’UE en 2015 ; mais interdiction de boycotter ces produits par un maire en restauration scolaire selon : CEDH, 16 juillet 2009, Willem c. France, n° 10883/05).

 

Source :

CE, 28 janvier 2025, Confédération paysanne, n° 445088

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