Site icon

Renforcement jurisprudentiel des exigences d’évaluation des incidences sur l’environnement en site Natura 2000

Source : photo coll. pers. de notre bibliothèque (2024) - tables du rec. 1849-1874

Par deux décisions, l’une en référé et l’autre au fond, à hauteur de cassation, le Conseil d’Etat vient de renforcer ses exigences en matière d’évaluation des incidences sur l’environnement en site Natura 2000.

En application des dispositions de l’article L. 414-4 du code de l’environnement (à combiner avec d’autres, dont l’article L. 414-2 de ce même code) :

« I. – Lorsqu’ils sont susceptibles d’affecter de manière significative un site Natura 2000, individuellement ou en raison de leurs effets cumulés, doivent faire l’objet d’une évaluation de leurs incidences au regard des objectifs de conservation du site, dénommée ci-après  » Evaluation des incidences Natura 2000  » :
1° Les documents de planification qui, sans autoriser par eux-mêmes la réalisation d’activités, de travaux, d’aménagements, d’ouvrages ou d’installations, sont applicables à leur réalisation ;
2° Les programmes ou projets d’activités, de travaux, d’aménagements, d’ouvrages ou d’installations ;
3° Les manifestations et interventions dans le milieu naturel ou le paysage. […] »

Certains programmes ou projets d’activités, ainsi que certaines activités elles-mêmes, se trouvent, aux termes des points suivants de ce même article, dispensés de cette évaluation des incidences Natura 2000.

Ce régime, tiré du droit européen, donne lieu à un régime extensif.

Cela vient d’être donc confirmé par ces deux nouvelles décisions dont il ressort :

 

Source :

Conseil d’État, 22 mai 2026, Association Défense des milieux aquatiques (DMA), n° 473765, aux tables du recueil Lebon

Conseil d’État, 22 mai 2026, Association Défense des milieux aquatiques (DMA),n° 491304, aux tables du recueil Lebon

 

Quitter la version mobile