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Survol du contenu de la future loi engagement et proximité

Après une phase de vive tensions, puis quelques apaisements juste avant le congrès de l’AMF, voici que nous arrive une commission mixte paritaire (CMP) conclusive (ce qui n’était pas gagné il y a encore quelques jours) sur le projet de loi engagement et proximité. Avec, comme le veut l’exercice : un pas vers le Sénat sur les questions de statut de l’élu ; un pas vers l’A.N. sur l’intercommunalité… A.N. qui avait de toute manière déjà pas mal lâché de lest. 

Bref un accord compétences intercommunales contre statut de l’élu. Mais au delà de leurs divergences, vives il y a quelques semaines, Sénat et Assemblée n’ont pas fait qu’un compromis de raison. Ils convergent, au moins dans les discours, sur quelques points capitaux, telle la communion autour du besoin de mettre fin aux fameux « irritants » de la loi Notre et autour d’un appel à la souplesse en matière d’intercommunalité. Au risque d’oublier un peu un autre besoin : celui d’un peu de stabilité dans les territoires, stabilité territoriale et juridique… 

Voici le texte de cette future loi où j’ai compilé d’une part les textes adoptés en la même forme par l’A.N. et le Sénat et, d’autre part, le texte issu de la commission mixte paritaire tel que diffusé vendredi soir tard :

 

suivi TXT post CMP col gche

 

Voir aussi en vidéo :

 

EN RESUME :

S’y ajouteraient, semble-t-il, les autres points qui ne faisaient plus, ou plus trop débat :

À la demande de la commune ou du groupement de communes compétent pour contribuer à la protection de la ressource en eau prévue à l’article L. 2224-7 du code général des collectivités territoriales, l’autorité administrative institue un droit de préemption des surfaces agricoles sur un territoire délimité en tout ou partie dans l’aire d’alimentation de captages utilisés pour l’alimentation en eau destinée à la consommation humaine. Ce droit de préemption a pour objectif l’acquisition de terrains destinés à préserver la qualité de la ressource en eau dans laquelle est effectué le prélèvement

 

Le mode de scrutin des communes de mille habitants reste finalement à ce seuil (pas de descente à 500 habitants au contraire de ce que voulait l’A.N.).

Il y a eu intégration de la réforme sur les règlements locaux de publicité comme le voulait le Sénat.

Ajoutons enfin que sur les questions de compétences intercommunales à la carte et peut-être sur les périmètres, des promesses de souplesses sont évoquées avec le futur projet de loi 3D dont l’avant projet de loi, concocté par le Gouvernement avec Mme Gourault en première pilote, sont promises pour le lendemain des municipales.

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