Il est sexiste, et donc discriminatoire, et donc contraire à la CEDH, de conserver une rente de veuve même à la majorité de leur dernier enfant, aux femmes… et de supprimer une telle rente de veuf, aux hommes, à ladite majorité de leur dernier enfant.
Le gouvernement helvète tentait de faire valoir que ce serait une réalité sociale, et non un stéréotype de genre, que de se fonder sur la présomption selon laquelle l’époux assure l’entretien financier de son épouse, en particulier lorsqu’elle a des enfants, et, partant, d’accorder aux veuves une protection supérieure à celle des veufs.
La CEDH ne l’a pas entendu ainsi et elle a imposé une stricte égalité de droit entre veufs et veuves, censurant le droit suisse, ce jour, par un arrêt rendu par la Grande Chambre de la CEDH dans une affaire Beeler c. Suisse (requête no 78630/12) :

