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A qui notifier un avis de mise en recouvrement, quand une société est en liquidation ? Et quelles sont les conséquences d’une erreur à ce stade ?

Le Conseil d’État, par une décision n° 456830, qui sera publiée aux tables du recueil Lebon, a, le 7 avril 2023, posé :

 

En l’espèce, l’administration fiscale a notifié le 16 janvier 2001 à la société générale de textile Balsan (SGTB) un avis de mise en recouvrement portant sur la taxe sur les véhicules utilisés par les sociétés due, selon ses propres déclarations, pour la période d’octobre 1999 à septembre 2000.

Mais 6 jours avant avait été arrêté par le tribunal de commerce un plan de redressement organisant la cession de l’entreprise.

Un premier liquidateur amiable de la société SGBT a été désigné par un jugement de ce même tribunal de commerce en 2008.

Une réclamation préalable obligatoire a bien été formée contre l’avis de mise en recouvrement de 2001… mais seulement en 2016 !

Ce liquidateur (ou plus précisément son successeur) était, tranche le Conseil d’Etat, fondé à contester le fait que la CAA avait cru que l’avis de mise en recouvrement avait été valablement notifié à la société requérante le 16 janvier 2001 et avait pu faire courir le délai de recours. En effet, notifié à l’entreprise et non au mandataire (liquidateur), l’avis n’a pas pu donner commencer à être prescrit.

 

Voici cette décision :

http://www.conseil-etat.fr/fr/arianeweb/CE/decision/2023-04-07/456830

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