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Evacuation / destruction d’un bidonville à Mayotte : le TJ y décèle une voie de fait (pour les meubles mais… pas seulement selon le juge, semble-t-il, ce qui se discute)

Evacuation / destruction d’un bidonville à Mayotte : le TJ y décèle une voie de fait (pour les meubles mais… pas seulement selon le juge, semble-t-il, ce qui se discute). 


Le professeur Serge SLAMA a diffusé (ici, sur Twitter) en ligne de larges extraits de l’ordonnance du juge des référés du Tribunal judiciaire (TJ) de Mamoudzou suspendant une évacuation d’un bidonville (Talus 2) avec destruction d’immeubles, prévu dans le cadre de l’opération « Wuambushu » menée à Mayotte.

En quoi le TJ est-il compétent ? Parce que le juge y a vu une voie de fait. Oui mais ce point peut être discuté au moins pour certaines de ses composantes. Abordons cela par étapes.

Mais en quoi peut-il y avoir voie de fait alors que les habitants du bidonville squattent le bien d’autrui ? Réponse :

MAIS attention : sous réserve de cette question de meubles, la voie de fait peut tout à fait être discutée en droit et oui il est de toute manière encore possible de résorber par la force des squats ou des bidonvilles. Tout est en question à apprécier au cas par cas. Sur ce point, voir par exemple pour un cas d’évacuation d’un campement ne constituant pas une voie de fait : TC, 4 juillet 2022, n° 4248 (ou C4248 ou C-4248, selon les éditeurs). Voir aussi notre article :

 

Précisons enfin que la préfecture a annoncé vouloir faire appel (mais pas de faire de déclinatoire de compétence si elle conteste la voie de fait ???)… avant que de diffuser tels quels les extraits de cette ordonnance diffusée par le Professeur Slama :

 

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