Site icon

Pour un britannique, Brexiter, c’est aussi perdre son droit à voter le 9 juin prochain

Que le Brexit ait été un acte de désunion, nul n’en doute. Et quand le pays sort de l’Union… et bien ses citoyens individuellement perdent bien la citoyenneté de celle-ci.

La perte du statut de citoyen de l’Union, et, par voie de conséquence, celle des droits attachés à ce statut, sont en effet — et fort logiquement —  une conséquence automatique de la seule décision prise souverainement par le Royaume-Uni de se retirer de l’Union.

Ainsi les citoyens britanniques, par exemple, ont-ils perdu :

 

… et fort logiquement ils n’ont aucune chance que leur demande, même s’ils vivent en France depuis longtemps, de voter à la prochaine élection européenne du 9 juin 2024.. soit le moins du monde considérée comme sérieuse par le Conseil d’Etat :

« 6. Pour soutenir que le décret du 12 mars 2024 serait illégal en ce qu’il ne comporte pas de disposition de nature à permettre aux citoyens britanniques résidant sur le territoire français de participer aux élections du 9 juin 2024, les requérantes soutiennent que le décret, dans cette mesure, porterait atteinte au principe de sécurité juridique, au droit à la protection des biens et au principe de proportionnalité inhérents à la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, méconnaîtrait l’article 1er et l’article 3 du premier protocole additionnel à cette convention et constituerait une mesure discriminatoire. Il est manifeste qu’aucun de ces moyens n’est, en tout état de cause, de nature à faire sérieusement douter de la légalité du décret contesté.»

 

Il ne leur reste plus qu’à faire, comme nous autres continentaux, leur deuil de leur citoyenneté européenne, ou à faire du lobbying pour un retour de la Grande Bretagne dans l’Union… ou individuellement à demander et obtenir notre nationalité.

Source :

CE, 17 mai 2024, Mme A… B… et Association EU Britizens, n°494187

 

Quitter la version mobile