Site icon

Après les courriels et les notes de frais, au tour des agendas des élus d’être communicables, sous certaines conditions

Dans certains cas, les courriels des élus locaux peuvent relever des documents administratifs communicables, non sans quelques subtilités :

« Seules les correspondances émises ou reçues, dans le cadre des fonctions exercées au nom de la commune, par le maire, ses adjoints ou les membres du conseil municipal auxquels le maire a délégué une partie de ses fonctions, ont le caractère de documents administratifs au sens de l’article L. 300-2 du code des relations entre le public et l’administration (CRPA). […]
« Tel n’est en revanche pas le cas des correspondances des élus locaux qui ne peuvent être regardées comme émanant de la commune dès lors qu’elles expriment, notamment, des positions personnelles ou des positions prises dans le cadre du libre exercice de leur mandat électif.»
Source : Conseil d’État, 3 juin 2022, n° 452218, à mentionner aux tables du recueil Lebon

Le niveau de subtilité s’émoussait un peu plus s’agissant des notes de frais des élus : pour le juge, c’était open bar… et avec fort peu de caviardage (Conseil d’État, 8 février 2023, n° 452521, aux tables du recueil Lebon). Voir :

 

Voici maintenant le tour des agendas de nos édiles.

Le Conseil d’Etat vient en effet de poser que :

 

Rien de très surprenant tant nous sommes au diapason des décisions précédentes et précitées.

Source :

Conseil d’État, 31 mai 2024, Association Ensemble pour la planète c/ maire de Nouméa, n° 474473, aux tables

Voir aussi les conclusions de M. Laurent DOMINGO, Rapporteur public :

 

 

Quitter la version mobile