Merci à M. Hervieu d’avoir signalé sur Twitter :
- l’intéressante décision du juge des référés du TA de Paris qui a refusé, faute de moyen sérieux, de suspendre l’exécution de la décision par laquelle la commission mixte paritaire des publications et agences de presse (CPPAP) a refusé de reconnaître à » francesoir.fr » la qualité de service de presse en ligne.La CPPAP avait en effet estimé que ce site (lointain et sombre héritier d’un journal autrefois prestigieux — du temps de Pierre Lazareff) exposait « sous un jour favorable des conduites thérapeutiques et préventives qui sont susceptibles de détourner des malades de thérapies conformes à l’état actuel des connaissances scientifiques ».Les requérants évoquaient notamment l’importance de « la libre critique des traitements que produisent les industries pharmaceutiques et des politiques vaccinales mises en œuvre par le gouvernement ».
N.B. : nul ne songe à remettre en cause l’importance de ce droit tout à fait cardinal en Démocratie… si dans un organe de presse au minimum les divers points de vue sont évoqués… bref si le B-A BA du journalisme est respecté.Rien de cette argumentation n’a convaincu le juge des référés du TA de Paris, condamnant ce site à une probable disparition financière, suivant — de loin — la mort de son prestige, de son sérieux et de son édition papier.
Source :
- l’amusante (coquille ? erreur ?) de France Soir annonçant faire appel de cette ordonnance… laquelle est insusceptible d’appel (mais qui peut donner lieu à un — assez lent — pourvoi en cassation) :
Il n’est pas dans nos habitudes de ricaner sur un tombeau, fût-il économique.
Mais diantre quand on fait du complotisme (plus que du journalisme) au minimum a-t-on en général l’intelligence d’y ajouter un soupçon de juridisme… une protection sans laquelle les espèces agressives disparaissent par pur darwinisme.
