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Parcs de stationnement et photovoltaïque : après les grandes manoeuvres, voici les décrets bien garés au JO… sans faire trop d’ombre aux exploitants… [mise à jour au 16 décembre 2024]

Grands parcs de stationnement (de plus de 1 500 m2 ; avec un autre seuil à 10 000 m2) et photovoltaïque (ou autres EnR) : deux décrets sont publiés (un en novembre et l’autre en ce 4 décembre 2024)… avant que ne se gare au JO du 13 décembre 2024 un arrêté du 4 décembre 2024… 

Vol au dessus d’un nid d’ombrières qui ne devraient pas trop entraîner de vent de folie sur nos parkings.


Ils étaient très attendus avant que d’être publiés :

Extrait du Journal officiel électronique authentifié PDF – 243 Ko

Extrait du Journal officiel électronique authentifié PDF – 6,4 Mo

Ceci dit, afin de bien pouvoir lire les 55 pages de ce texte quand on y inclut ses nombreuses annexes, le mieux est de voir cette version pdf :

version pdf de ce second décret afin de pouvoir bien lire les annexes

Depuis l’adoption de l’article 40 de la loi n° 2023-175 du 10 mars 2023 relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables (APER)… en effet, les conditions d’installations d’énergies renouvelables (EnR ; surtout du photovoltaïque) sur les parcs de stationnement de plus de 1 500 m2 donnait lieu à des manœuvres ardues et tendues. Avec :

Au total, les dérogations sont nombreuses en raison de contraintes ou d’impossibilités   :

… Ou en raison de certaines localisations :

Et pas d’ombrière avec EnR pour qui marche trop à l’ombre :

Ou en cas de coût excessif :

Avec prise en compte des arbres qui peuvent être comptés sans avoir à être dotés d’EnR 🙂 :

Et encore le présent résumé passe-t-il à la trappe moult dérogations, exceptions et autres règles complexes.

 

L’autre décret, n° 2024-1104 du 3 décembre 2024, précise les performances techniques et environnementales ainsi qu’en termes de résilience d’approvisionnement des panneaux photovoltaïques permettant, sous réserves de bons de commandes conclus avant le 31 décembre 2025, aux gestionnaires de parcs de remplir leur obligation d’installation jusqu’au 1er janvier 2028. Il définit  également les conditions d’affichage de la provenance des panneaux installés.

Source : photo de Marcus Wallis sur Unsplash

 

Puis, au JO du 13 décembre 2024, a été publié l’arrêté du 4 décembre 2024 pris pour l’application du décret n° 2024-1023 du 13 novembre 2024 portant application de l’article 40 de la loi n° 2023-175 du 10 mars 2023 relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables et modifiant l’arrêté du 5 mars 2024 portant application du décret n° 2023-1208 du 18 décembre 2023 portant application de l’article L. 171-4 du code de la construction et de l’habitation et de l’article L. 111-19-1 du code de l’urbanisme régissant les parcs de stationnement (NOR : TECL2410701A)… que voici :

 

… et dont voici la notice officielle :

Objet : cet arrêté a pour objet de modifier l’arrêté du 5 mars 2023 précité, afin d’étendre l’application de ses dispositions à la mise en œuvre du décret n° 2024-1023 du 13 novembre 2024 précité. Il a également pour objet de préciser les procédés alternatifs mentionnés à l’article 2 du décret n° 2024-1023 du 13 novembre 2024 portant application de l’article 40 de la loi n° 2023-175 du 10 mars 2023 relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables.
Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur le lendemain de sa publication.
Notice : cet arrêté modifie l’arrêté du 5 mars 2024 précité afin de préciser les conditions économiquement acceptables dans lesquelles les ombrières comportant un procédé de production d’énergies renouvelables doivent être installées sur la superficie des parcs de stationnement. Il définit, pour les parcs construits à compter du 10 mars 2023 ou existants au 1er juillet 2023, les coûts à prendre en compte dans le calcul du rapport entre le coût total de l’installation du dispositif comprenant les coûts induits par l’obligation, tenant compte des revenus pouvant être générés, et le coût total des travaux de création. Pour les parcs existants, faisant l’objet de la conclusion ou d’un renouvellement de contrat ou de bail, ce rapport est calculé en tenant compte de la valeur vénale du parc à l’achat ou à la vente au moment de la demande d’exonération. L’arrêté fixe comme non-acceptable économiquement l’installation d’ombrières photovoltaïques lorsque ce rapport est supérieur à 15 %, pour les parcs à construire. Pour les parcs existants, faisant l’objet de la conclusion ou d’un renouvellement de contrat ou de bail, ce rapport est fixé à 10 %.
L’arrêté précise les modalités de calcul de la rentabilité de l’installation ainsi que les organismes compétents pour justifier des calculs.
Il précise également quels sont les procédés de production d’énergies renouvelables dont l’installation, dans le périmètre du parc de stationnement, dispense d’avoir à respecter l’obligation d’installer des ombrières équipées d’un procédé de production d’énergies renouvelables.

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