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Branle-bas de combat sur la gouvernance 2026 des EPCI à fiscalité propre

Nous vous en parlions déjà dans notre précédent retour de terrain du 28 mars dernier (voir ici), les communautés sont dans la dernière ligne droite pour préparer les accords locaux. Elles doivent en effet, au plus tard le 31 août prochain avoir procédé à leurs simulations de gouvernance et proposé un éventuel accord local au risque de se voir appliquées la répartition de droit commun dans l’arrêté qu’adoptera le préfet, au plus tard le 31 octobre prochain, pour préparer les élections municipales et communautaires.

Voir à ce sujet d’ailleurs la :

 

 

I. Un mécanisme très encadré

 

Les règles de l’article L.5211-6-1 du CGCT qui fixent les règles de gouvernance dans les EPCI à fiscalité propre (ce qui est décrit ci-après ne rentre pas dans toutes les subtilités des 3 métropoles à régimes spéciaux), laisse peu de place à la créativité des élus. Il est loin le temps où les élus avaient la liberté de déterminer leurs critères selon la population, la richesse, une approche égalitaire du même nombre de voix par commune.  

Certains critères étalent parfois surprenants et à la légalité douteuse (attention en syndicats, si la liberté demeure, les critères doivent avoir un sens et sans doute le critère « population » doit-il demeurer important voir prépondérant au regard de la jurisprudence du conseil constitutionnel « commune de Salbris », décision n°2014-405 QPC du 20 juin 2014) mais avaient le mérite de donner au territoire la possibilité de composer sa gouvernance comme bon lui semblait et souvent, assez raisonnablement en raisonnant par strates de population.

Depuis la réforme de la loi de 2010, instaurant la relation plus marquée avec l’élection unique des premiers conseillers municipaux également élus conseillers communautaires, le mécanisme nécessairement ne pouvait que restreindre ces libertés au profit d’un mécanisme plus respectueux des principes régissant une élection nationale.

Pour mémoire, en simplifiant, la procédure est la suivante :

 

II – Des accords locaux tout aussi encadrés

 

Sur cette base il existe la voie ensuite de l’accord local ou plutôt devrions nous dire des accords locaux, puisqu’il en existe deux formes :

A ce stade on vous a probablement perdus et … on se dit qu’il existe sans doute des outils pour se faciliter la tâche. En son temps nous avions développé un logiciel — qui n’était pas réservé qu’à nos clients — pour faire ces calculs. Mais nous renverrons désormais sur l’outil mis en ligne par les associations (AMF, Intercommunalités de France disposent d’outils travaillés avec la DGCL) et la circulaire suivante.

Mais on peut résumer ce second mécanisme d’accord local comme suit :

III. Accord local et représentativité politique

Comme nous l’évoquions dans notre précédent retour d’expérience, par le passé, nous avions, même si trouver un accord local est désormais complexe, parfois impossible, il est intéressant d’accompagner la recherche de ces accords, en confrontant ces mécanismes au territoire : pour neutraliser certaines dérives du calcul « par défaut » il est parfois pertinent d’aller alors au-delà de ces simulations pour comprendre la future communauté, comment sera probablement (car nul ne connait avec certitude le résultat des prochaines élections) l’opposition, tel courant politique dans la communauté. Comment est représentée la ruralité ? comment sont représentés les urbains ? comment sont représentés le littoral, la montagne, les secteurs industriels …

Surtout si l’accord local n’est pas satisfaisant il est alors important de penser les autres composantes de la gouvernance : quelles stratégies proposer pour le bureau : l’étendre et composer pour mieux entendre certaines parties du territoire ? (Certes avec la limite que le bureau sera composé librement en 2027 par le nouveau conseil communautaire — il n’appartient pas aux statuts de fixer des règles en la matière), quelles commissions proposer ? quelle place pour le conseil des Maires … la réflexion sur la gouvernance de 2027 et l’accord local peut ainsi être l’occasion de penser de manière bien plus large en terme d’équilibres et fonctionnement de la communauté.  

 

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