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Le rachat des inéligibilités ne peut prendre la voie des péchés contre l’art contentieux

Non le droit des exécutions provisoires des peines d’inéligibilité prononcées au pénal n’est vicié par aucune inconstitutionnalité.
Oui on le sait depuis assez longtemps.

Non cela ne dissuade pas de multiplier les recours… perdus d’avance. Mais perdu pour perdu, certains requérants (Marine Le Pen en l’espèce) vont au bout de la logique en déposant des recours qui cassent tous les canons de la beauté en contentieux administratif (pour valider d’ultimes hypothèses, ou susciter l’empathie… ?).

Episodes précédents :

Schématiquement, Mme Le Pen tentait de faire voir que nonobstant sa situation elle pourrait être éligible, ou que son inéligibilité ne serait pas applicable à la position de candidate à l’élection présidentielle… ou bien que ces règles seraient inconstitutionnelles. Ce qui ne tient pas vu les positions du Conseil constitutionnel égrénées au fil des articles précités.

Mais bon elle tente. Soit.

Plus précisément, elle demandait au Conseil d’Etat l’annulation pour excès de pouvoir de la décision par laquelle le Premier ministre a rejeté sa demande, en tant :

 

Sauf que pour saisir le Conseil d’Etat :

 

Bref :

« 10. Il s’ensuit que la demande présentée par Mme A… au Premier ministre
tend, en réalité, non à l’abrogation ou à la modification de dispositions réglementaires mais à l’édiction de dispositions relevant du domaine de la loi ou de la loi organique. Dès lors, le Premier ministre était tenu de rejeter la demande qui lui était présentée. Par suite, les moyens soulevés à l’encontre de la décision de rejet attaquée ne peuvent qu’être écartés comme inopérants.»

 

Le droit public c’est un métier qu’on vous dit…

Source :

CE, 15 octobre 2025, n°506106

 

 

 

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