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Abaissement du seuil du dispositif « Un chez-soi d’abord », avec l’espoir « de permettre son essaimage dans les territoires ruraux ».

Le dispositif « Un chez-soi d’abord », destiné aux plus fragiles (essentiellement atteintes de maladies psychiques et/ou d’addictions) des personnes sans abri, doit être porté par des groupements de coopération sociale ou médico-sociale avec des équipes pluridisciplinaires.

Pensé pour le monde urbain, ou pour les grands réseaux, « la capacité d’accompagnement du dispositif » devait être « au minimum de 55 personnes ».

Par décret publié au JO de ce jour, le seuil de ce dispositif vient d’être descendu à 20 personnes, et ce afin « de permettre son essaimage dans les territoires ruraux ».

 


 

Inspiré d’expériences conduites à New-York et dans des pays scandinaves, la France a développé le dispositif « Un chez soi d’abord ». 

Les publics visés sont les personnes sans abri les plus fragiles atteintes de maladies psychiques et/ou d’addictions. C’est une des formes d’appartements de coordination thérapeutique (ACT).

Voir :

 

Le cadre juridique de ces structures se retrouve aux articles D. 312-154-1 à D312-154-4 du Code de l’action sociale et des familles (CSAF ; voir aussi l’item 9° du I de l’article L. 312-1 de ce Code).

Le portage doit se faire via  un groupement de coopération sociale ou médico-sociale (GCSMS) doté de quelques caractéristiques spécifiques précisées à l’article D. 312-154-2 de ce même code avec une équipe pluridisciplinaire dont la composition est fixée par l’article D. 312-154-3 du CASF.

Pensé pour le monde urbain ou pour les grands maillages, ce même article dispose que « la capacité d’accompagnement du dispositif est au minimum de 55 personnes ».

C’est ce point qui vient d’être changé au JO de ce matin, avec la publication du :

 

Ce décret modifie la capacité minimale d’accompagnement du dispositif « Un chez-soi d’abord » afin « de permettre son essaimage dans les territoires ruraux ».

 

 

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