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Conseil du jour : argumenter solidement la décision d’autoproduire.

Si l’on résume à très grands traits ce que nous avons tous appris un jour ou l’autre sur les bancs d’une faculté, d’une école ou d’un IEP… Sauf exception, une collectivité (laquelle doit en sus justifier du lien avec ses compétences)  doit, pour pouvoir agir dans un domaine relevant de la liberté du commerce et de l’industrie :

N.B. : d’autres formes d’intervention peuvent consister à octroyer une « aide directe »  ou indirecte à une entreprise. Mais c’est un autre sujet. 

En dehors de ces régimes, et sauf texte spécial (crise sanitaire par exemple), point de salut.

Il en résulte que quand une collectivité veut autoproduire elle-même une partie de ce qu’elle utilise ou consomme (serres municipales pour autoproduire des fruits ou légumes pour la cantine ; autoproduction de matériaux de construction ; etc.)… très schématiquement, s’impose le besoin de prouver que la collectivité agit dans un but d’intérêt général pour répondre à une carence de l’initiative privée, ou autre bonne argumentation à bâtir au cas par cas.

Par exemple pour les serres municipales en matière d’auto-production de fruits et de légumes, on y arrive presque toujours mais autant alors sécuriser le dispositif (avec des usages scolaires et des visites d’élèves ; voire un lien avec les jardins familiaux ; usage aussi du critère du coût carbone).

Mais retenons qu’il arrive régulièrement pour telle ou telle autoproduction que les collectivités ne sécurisent pas assez leur argumentaire.

Voir par une exemple une jurisprudence (sévère voire scolaire ?) des manuels de lycées par une région :  TA Montreuil, 26 mai 2026, Association les éditeurs d’éducation, n° 2407354 (voir notre article https://blog.landot-avocats.net/2026/06/02/manuels-scolaires-autoproduits-censure-un-peu-trop-scolaire-automatique/).

 

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