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Retrait des décisions créatrices de droit : un délai parfois plus long que prévu en droit interne

Le 20 décembre 2016, la Cour administrative d’appel de Marseille a posé que les règles de retrait des décisions créatrices de droit peuvent être plus longues que prévu en droit interne si une règle européenne l’impose (en l’espèce, en matière de litiges relatifs au versement d`aides de l’Union européenne).

Il est à rappeler que le retrait des décisions créatrices de droits ne peut être admis que lorsqu’elles sont illégales et dans le délai de quatre mois suivant la prise de décision (CE, 26 octobre 2001, Ternon, req. n° 197018), au contraire des actes non créateurs de droits qui peuvent être abrogés à tout moment (voir par exemple CE, 19 avril 2000, req. n° 157292).

Mais ce principe est largement à relativiser :

https://blog.landot-avocats.net/2016/12/15/enfin-une-clarification-a-venir-sur-les-modalites-de-recuperation-des-trop-percus-de-remuneration-verses-a-des-agents-publics/

 

S’y ajoute donc une autre relativisation, en cas d’existence d’une autre prescription, plus longue, prévue par un droit supra-national.

Voici cet arrêt (CAA Marseille, 20 décembre 2016, SARL Les serres Vermeil, n° 15MA02687 15MA02701), repéré sur FilDroitPublic :

caa-marseille-2016_15ma02687_15ma02701

 

 

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