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Elections : qu’est-ce qu’un « conseiller forain » ?

Tous les six ans, quand j’ai à multiplier les formations sur les élections municipales à venir, je vois toujours les élus en face de moi faire état de leur surprise quand je parle des conseillers forains.

Les candidats non domiciliés dans la commune au moment de l’élection, couramment appelés « conseillers forains » à l’issue de leur élection, donnent en effet lieu à un régime juridique aussi complexe que méconnu.

Il s’agit en fait souvent d’étudiants ou de personnes qui vivent et travaillent durant la semaine dans une autre commune.

Leur nombre est plafonné :

Si les chiffres visés ci-dessus sont dépassés, la préférence est déterminée suivant l’ordre du tableau municipal issu de l’élection, avec quelques subtilités en cas de sectionnement électoral (mais la plupart de ceux-ci ont disparu), etc.

 

Deux sources de complexité viennent souvent obscurcir la compréhension de ce sujet :

 

Un arrêt récent vient de confirmer ce dernier point.

Citons le futur résumé des tables :

Les conseillers qui n’ont pas dans la commune leur résidence principale mais qui y effectuent des séjours fréquents et réguliers, notamment dans la journée pour l’exercice de leur activité professionnelle, sont regardés comme des résidents de la commune pour l’application des troisième et quatrième alinéas de l’article L. 228 du code électoral. Ils ne sont, par suite, pas soumis à la règle de plafonnement instituée par ces dispositions pour les conseillers qui ne résident pas dans la commune.

Cf. CE, 10 janvier 1973, Elections municipales de Barre des Cévennes (Lozère), n° 84240, p. 30 ; CE, 9 mai 1990, Elections municipales de Carpineto, n° 109485, T. p. 786.

 

Voici ce nouvel arrêt, confirmatif :

 

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