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Transaction et réquisition : mode d’emploi de ce qu’il ne faut PAS faire (par la Cour des comptes)

Crédits photographiques : montage depuis une photo (collection personnelle), d'une part, et une photo d'Alexas Fotos (Pixabay)

Dans le cadre de la responsabilité des gestionnaires publics, la Cour des comptes a rendu un arrêt sans grosse surprise, mais qui est un magnifique florilège de ce qu’il ne faut pas faire quand se profile une transaction, ou une envie de réquisitionner le comptable voire, mieux, quand les deux titillent l’élu :

A ce niveau, qui pouvait douter que la Cour des comptes allait sanctionner ce président du conseil départemental ?
Personne.

Mais l’arrêt devient intéressant, au delà de la simple performance, pour le juriste, si l’on regarde de plus près les éléments de cette infraction financière :

 

Le cadeau d’adieux à l’ex dircab aura coûté cher au Président du Conseil départemental  : 9 000 euros pour ce président qui, au terme d’un long parcours dans ce mandat (ne lui permettant guère de prétendre sérieusement ignorer ce qu’étaient une réquisition et ce que pouvaient en être les conséquences…), a par ailleurs commencé depuis quelques mois à se retirer de la vie publique. J’ai connu des pots de départ plus joyeux et plus glorieux .

Mais à tout le moins cet élu nous laisse-t-il un intéressant héritage par la décision que voici :

Cour des comptes, 3 mai 2024, Département de la Haute-Saône, n°S-2024-0723

Après un tel apport au droit, acquis au fil d’une série d’actions qui montrent de vraies capacités à ne pas avoir froid aux yeux… que voulez-vous, moi, j’ai presque envie de participer à sa cagnotte Leetchi pour son pot de retraite.

 

 

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