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Le « retour terrain » du vendredi

Chaque vendredi, un des 4 pôles du cabinet Landot & associés diffuse un petit « retour terrain » : une expérience vécue.

Nous ne diffusons pas des informations sur les dossiers les plus connus, les plus emblématiques :

Aujourd’hui, un « retour de terrain » du pôle « Ressources et Institutions ». 

Dans la perspective des élections municipales de mars 2026, le Cabinet Landot & associés a été consulté par une communauté d’agglomération sur une série de questions relatives aux délégations existantes, à savoir :

Après avoir analysé les différents actes, le Cabinet Landot & associés (plus particulièrement Maîtres Lauren Crance et Marie Martinangeli) a apporté les éclairages qui suivent.

À titre liminaire, il a été rappelé que le droit administratif distingue traditionnellement deux types de délégation de compétences : la délégation de pouvoir et la délégation de signature. À côté de ce régime, il existe un système hybride de délégations dites « de fonctions ».

Cela étant précisé, le Cabinet Landot & associés a indiqué, s’agissant de la délégation d’attribution de l’organe délibérant, qu’il est possible, comme le fait la communauté d’agglomération, de lister précisément les délégations consenties par le conseil communautaire au Bureau et au Président. Toutefois, dans la mesure où certaines délégations du conseil communautaire au Président et au Bureau pourraient potentiellement se rattacher à certaines des sept attributions non délégables posées par l’article L. 5211-10 du CGCT, le Cabinet Landot & associés a préconisé qu’un système de délégation plus simple soit mis en place, à savoir : déléguer des compétences précises au Président en s’inspirant de la liste des attributions délégables au maire (sauf en matière de tarif) et, d’un autre côté, d’accorder une délégation générale au Bureau, à l’exclusion des 7 attributions mentionnées à l’article L. 5211-10 du CGCT et de celles déléguées au président.

Par ailleurs, il a été constaté que la plupart des délégations de fonctions et de signature accordées par le Président de la communauté d’agglomération visent en réalité des écrits non décisionnels et sont donc surabondantes. La signature de tels écrits ne nécessite en effet pas de délégation. Toutes les « délégations accordées dans ce cadre entraînent une confusion préjudiciable au bon fonctionnement de la chaîne décisionnelle. Pour clarifier et simplifier la situation, le Cabinet Landot & associés a suggéré de déléguer uniquement la prise de décision administrative, et de préciser le reste dans les fiches de poste des agents amenés à signer. En outre, il a également été conseillé de mettre en place un système de délégation « en cascade » pour être plus opérationnel pour pallier l’absence ou l’empêchement du titulaire de la délégation.

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