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Survol du projet de loi « réparation des dommages résultant de violences ou de dégradations commises dans l’espace public »

L’indemnisation en cas d’attroupement relève de l’Etat mais dans un cadre très limité en réalité :

 

Et sur les terrain les possibilités de se retourner, en termes indemnitaires contre les délinquants sont limitées, entre les difficultés à établir la responsabilité individuelle des rares personnes identifiées puis arrêtées, et celles résultant de l’insolvabilité de celles-ci.

En partie à la faveur de cette relative impunité (indemnitaire et faible taux de personnes appréhendées et condamnées au pénal), les infractions se multiplient sur le terrain (attaques au mortier contre les forces de l’Ordre ; pillages de magasins ; dégradations du mobilier urbain ou des véhicules…).

Depuis 2017, le législateur a doté l’autorité judiciaire et les forces de sécurité intérieure de moyens nouveaux pour mieux détecter, interpeller et sanctionner les auteurs de ces dégradations et violences.

Depuis la loi n° 2019-290 du 10 avril 2019, l’État peut agir contre les auteurs de dégâts, même en l’absence de condamnation pénale, pour recouvrer les coûts des dommages causés lors d’attroupements, selon le principe « casseur-payeur ». Cette action récursoire est toutefois limitée à raison des difficultés d’identification des mis en cause et des montants modestes récupérés.

A été adopté en Conseil des Ministres le projet de loi « Réparation des dommages résultant de violences ou de dégradations commises dans l’espace public et recouvrement des dommages et intérêts ».

Il est donc prévu maintenant de créer un nouveau régime permettant de tenir solidairement responsables les personnes ayant participé à une action collective violente dans le cadre de laquelle ont été commis des dommages, en vue de la réparation effective de ceux-ci :

 

 

Sources :

 

 

Photo de Baudouin Wisselmann sur Unsplash ; prise à Lyon en janvier 2019 (manifestations de gilets jaunes)

 

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