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Usurpation d’étiquettes politiques : la porte étroite du référé liberté

En général, c’est au stade du contentieux électoral, voire des inéligibilités, que se règlent les questions d’usurpations d’étiquettes politiques.

NB : pour un cas caricatural, voir ici.

Le juge peut certes être saisi, par exemple, en référé-liberté, mais :

Source :

TA Montpellier, ord. 19 juin 2024, 2403464

Cette formulation n’est pas nouvelle et est déjà une avancée par rapport aux positions du juge avant 2021 qui tendait à refuser même par principe une telle intervention en amont de l’élection. Voir :

 

Reste que cela illustre que la voie de tels référés pour usurpation d’investiture reste, pour paraphraser Gide, une porte étroite. Or, en ces temps de fake news et de vérités alternatives, il est possible de le regretter. Chez Gide, cela se terminait assez tristement. Pour notre Démocratie, le même sort n’est-il pas à craindre ?

Voir aussi (mise à jour et article plus large) :

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