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Conseil du jour : en cas de retrait/reprise d’un acte… adapter l’acte, ou non, selon le vice qu’il s’agissait de purger

Quand un acte est attaqué devant le juge administratif, il est parfois utile de le retirer… pour mieux pouvoir le reprendre, mais purgé de tel ou tel vice, de légalité externe notamment (problèmes de forme, de procédure…) qui risquent de l’avoir entaché (sous réserve que ce soient des vices susceptibles d’affecter la légalité de l’acte. Sur ce point, voir ici).

Donc :

Mais quand retirer un acte est possible et est de nature à sécuriser la prise de nouveau de ce même acte… une des motivations des administrations publiques bien conseillées par leur avocat préféré était aussi… parfois… de leurrer le requérant si celui-ci n’était pas très « carré ». En effet, le premier recours tombait (l’acte était retiré)… et il pouvait arriver que le requérant omette d’attaquer le nouvel acte.

Cette ruse (qui ne fonctionnait pas très souvent…) ne fonctionne plus depuis CE, 15 octobre 2018, n° 414375, aux tables du rec.

DONC :


Cette position du Conseil d’Etat avait été déjà anticipée par un jugement du TA de Lyon publié au rec. (TA Lyon, 13 avril 1989, n° 8904LYMPO, rec. p. 388) et pourrait éventuellement s’enorgueillir de remonter en réalité à 1970 (voir CE, S., 13 mars 1970, Epoux L…, n° 74278.. voir sur de point les conclusions de Mme Aurélie BRETONNEAU sur CE, 21 septembre 2015, n°369808 ; voir ici).

CONCLUSION OPÉRATIONNELLE ET NOUS SOMMES LÀ DANS UN CADRE OÙ LES PERSONNES PUBLIQUES N’EXPLOITENT PAS TOUTES LES ASTUCES POSSIBLES :

Bref, en cas de retrait/reprise d’un acte… adapter l’acte, ou non, selon le vice qu’il s’agissait de purger

 

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