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marchés publics : Clause Molière acte II – scène finale

En juillet dernier, le TA de Nantes validait une « clause Molière » dans un marché public. Pour tout savoir sur cette ordonnance, voir la vidéo que nous avions tournée à chaud :

 

Voici que le Conseil d’Etat vient de valider l’essentiel du raisonnement du TA de Nantes, et ce contre les conclusions de son rapporteur public.

Revenons en arrière.

La région Pays de la Loire a lancé une procédure en vue de la passation d’un marché public de travaux pour un lycée à Laval. Les documents du marché imposaient aux entreprises qui entendaient se porter candidates de prévoir le recours à un interprète pour exposer les droits sociaux dont disposent les travailleurs et les règles de sécurité qu’ils doivent respecter sur le chantier.

Dans son communiqué, le Conseil d’Etat (CE) prend bien soin de poser que :

Ces « clauses d’interprétariat » ne doivent pas être confondues avec les clauses dites « Molière », qui visent à imposer l’usage exclusif du français sur les chantiers.

 

Bref, la clause Molière, non. Le moyen détourner de se rapprocher le plus possible, via le recours à des interprètes, de ladite clause Molière, oui. L’original, non, le plagiat, oui. Diantre que voici une saillie fort piquante.

 

Estimant que les « clauses d’interprétariat » prévues par la région constituaient une entrave à la libre concurrence, le préfet de région a saisi, avant la date limite de remise des offres, le juge des référés du tribunal administratif d’un référé précontractuel.

Le juge des référés du tribunal administratif a rejeté la demande du préfet.

Le ministre de l’intérieur s’est pourvu en cassation contre l’ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Nantes.

Le Conseil d’Etat a rappelé que :

Le Conseil d’État applique ensuite ce cadre juridique aux deux « clauses d’interprétariat » dont il était saisi :

 

Voici cette ordonnance du CE, 4 décembre 2017, n°413366 :

clause Molière acte II – scène finale

 

 

 

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