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Rapport du Préfet sur le « devenir de la Métropole Aix-Marseille-Provence et du conseil départemental des Bouches-du-Rhône » : les points à retenir

Pour avancer sur cette potentielle fusion, le 18 septembre 2018, Monsieur le Premier Ministre Edouard Phillippe a demandé à Monsieur le Préfet de la Région Provence Alpes Côte d’Azur, Monsieur Pierre Dartout, d’évaluer le projet de fusion du Département avec la Métropole Aix-Marseille Provence. Le rapport demandé par le gouvernement a été publié officiellement le 13 mars 2019 dont nous vous présentons les points essentiels à retenir (lien vers le rapport)

 

Bien que la Métropole Aix-Marseille ait fait l’objet de nombreuses critiques (périmètre trop étendu, problèmes de fonctionnement, insuffisance de projet…), le rapport du préfet souligne que seule une collectivité de cette taille permettrait, selon lui, de répondre aux enjeux de ce territoire notamment en matière de développement économique, d’aménagement durable et de solidarité.

Ce rapport tente de répondre à plusieurs interrogations relatives à cette nouvelle entité juridique dite « sui generis » parmi lesquelles figurent :

I- L’intégration du Pays d’Arles à la nouvelle structure issue de la fusion Métropole et Département

 

Le Pays d’Arles a la particularité d’être la seule partie du territoire du département des Bouches-du-Rhône à ne pas être intégrée dans la Métropole Aix-Marseille-Provence.

Le rapport du préfet estime, à ce titre,

« qu’une fusion intégrale de la Métropole et du conseil départemental, englobant le Pays d’Arles dans cette nouvelle collectivité présente beaucoup d’avantages en termes d’influence politique, de mutualisation des moyens administratifs et d’optimisation des ressources financières ».

 

En effet, une fusion sur l’intégralité du périmètre départemental éviterait la mise en place de processus complexes de transfert de charge entre la nouvelle entité fusionnée et le Pays d’Arles.

Cependant, le rapport souligne également que les 3 EPCI à cheval sur le Pays d’Arles ont des compétences parfois distinctes de celles de la Métropole. Cette potentielle fusion engendrera donc  la nécessité d’aligner les compétences de ces 3 EPCI avec celles de la Métropole.

Par ailleurs, seules deux communes (Pertuis et Saint-Zacharie) sont intégrées au périmètre de la Métropole Aix-Marseille Provence sans pour autant appartenir au département des Bouches-du-Rhône.

Selon le rapport, en cas de création de la nouvelle structure, les deux communes sont favorables à leur intégration au sein du département des Bouches-du-Rhône sous réserve d’une fusion intégrale (c’est à dire incluant le Pays d’Arles).

 

Il ressort de ce qui précède que deux hypothèses sont envisageables pour le périmètre de la nouvelle structure :

 

 

II- Plusieurs scénarios sur les modalités de scrutin ont été envisagées par le rapport du préfet basés principalement sur la seconde hypothèse soit une fusion dite « intégrale »  

 

Le rapport précise que les modalités de scrutin à envisager doivent avoir pour objectif de concilier deux objectifs non seulement « dégager une majorité stable et cohérente » mais également « permettre aux territoires de disposer d’une  juste représentation ».

Aujourd’hui, la Métropole Aix-Marseille Provence comprend 240 membres élus ou désignés par les communes membres, ce qui est considérable en comparaison à d’autres Métropoles telles que Lyon ou Bordeaux.

Plusieurs options, tenant compte de ces éléments, ont été élaborées par le Préfet dont nous vous présenterons que celles qui nécessitent, à notre sens, de retenir votre attention :

En tout état de cause, quel que soit le mode de scrutin, les débats, selon le préfet, se sont cristallisés autour de deux points non seulement le rôle des Maires mais également le devenir des conseils de territoire.

 

III – Sur le plan des compétences, le préfet souligne que le projet de fusion viserait non seulement à rendre plus lisible les compétences de la Métropole et du Département mais également à renforcer les compétences communales affaiblies

 

Il semble qu’il y ait une nécessité de renforcer l’échelon communal en leur accordant d’avantages de compétences de proximité.

 

Certaines communes plaident en faveur d’un renforcement du principe de subsidiarité.

Autrement dit, toutes les compétences qui ne relèveraient pas de la nouvelle entité fusionnée seraient attribuées à l’échelon communal.

Même si la nouvelle structure fusionnée dispose de certaines compétences non dévolues aux communes, il y a toujours la voie du conventionnement pour déléguer totalement ou partiellement certaines compétences ou par la définition de l’intérêt métropolitain.

A ce titre, le rapport établit un listing des compétences dont la nouvelle entité fusionnée pourrait se doter.

 

Parmi ces compétences, une réflexion à la consolidation  de certaines compétences de la nouvelle entité est envisagée.

 

 Le préfet fait notamment référence aux compétences prévues par le 211-7 du Code de l’environnement qui pourraient être exercées de manière intégrale sans distinguer les compétences GEMAPI et HORS GEMAPI.

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