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ARCEP : une responsabilité limitée à une faute lourde difficile à démontrer…

L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) constitue une autorité administrative indépendante.

La société Bouygues Télécom demandait réparation des préjudices que lui aurait causés l’ARCEP dans le cadre de ses missions de régulation (sur le passage à la 3G notamment ) et de contrôle de l’accord d’itinérance Orange-Free entre les années 2012 et 2015.

Selon Bouygues Télécom, l’absence d’encadrement de cet accord d’itinérance par l’ARCEP jusqu’en 2015 a induit des effets anticoncurrentiels déloyaux. Cette remise en cause du principe d’une concurrence par les infrastructures qui prévalait dans le secteur de la téléphonie mobile l’aurait directement impactée. L’itinérance dont la société Free mobile a bénéficié, sans que l’ARCEP n’intervienne, aurait permis à l’entreprise de mener une stratégie commerciale agressive du fait notamment d’un sous-investissement dans le déploiement de son propre réseau.

Le TA de Paris a rejeté la requête de Bouygues Telecom au terme d’un jugement intéressant, quoique susceptible de donner lieu à débats.
Le TA a jugé que :

 

Voici cette décision :

TA Paris, 29 décembre 2020, n° N° 1605470/5-2 :

Cliquer pour accéder à 1605470.pdf

http://paris.tribunal-administratif.fr/content/download/178314/1753693/version/1/file/1605470.pdf

 


mise à jour : cette décision a été confirmée par CE, 15 juillet 2024, n° 487777

 

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