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Droit électoral : un jour, un conseil. 6e épisode : Un candidat recourt à de l’affichage illégal. Que faire ?

Nous revoici repartis pour un nouveau marathon électoral. Pour les communes, cela impose beaucoup d’organisation. Pour les candidats et leurs proches, cela requiert de l’énergie et de la conviction.

Pour nous, avocats en droit public, c’est le prélude à de passionnants, mais complexes, contentieux électoraux.

Et quand arrive le temps de ces « protestations électorales », tout doit aller très, très vite.

Alors, au fil de cette campagne atypique, nous avons décidé de faire une série de petits articles et de très courtes vidéos (« shorts » de quelques secondes) : Droit électoral : un jour, un conseil… que nous allons décliner du 27 juin au 12 juillet.


 

Les articles L. 51 et L. 113-1 du Code électoral sont clairs pour sanctionner tout affichage en dehors des panneaux et le juge administratif a souvent statué pour dire que cette règle partout y compris sur tout autre type d’affichage (ce qui compte est qu’il y ait publicité électorale et non le support ; même une affiche depuis un lieu privé donnant sur la rue peut être un affichage sauvage). Voir aussi CC, 14 décembre 2012, n° 2012-4628 AN…

En cas d’affichage sauvage il importe de faire des témoignages écrits, photos à l’appui, avec copie des pièces d’identité des témoins.

L’usage en sera ensuite électoral, pénal et administratif.

NB ; sur l’illégalité de l’affichage sur les véhicules, voir  TA Nantes, 11 février 2021, n° 2006288 puis CE, 30 décembre 2021, n° 450527.

 


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