Hier, France stratégie présentait un rapport « les perspectives du développement des autocars » avec :
- un fort développement attendu des autocars (dont les fameux « autocars Macron ») avec 15 à 20 millions de passagers d’ici 2030 (soit plus du double du chiffre atteint à ce jour).
- une concurrence mais surtout une complémentarité avec l’offre ferroviaire, au moins pour l’instant
- une concentration du marché entre peu d’acteurs
- un maillon faible : les gares routières qui en France sont réduites à la portion congrue et ne sont pas en état de subir le choc du doublement attendu du trafic :
Etant rappelée la grande diversité des acteurs à ce stade :
- une rentabilité attendue vers 2018 ou 2019, dans un cadre qu’il ne faut pas non plus idéaliser et pour des arrêts qui pourraient évoluer. Comme le souligne l’étude :
« Avec des billets vendus à bas prix, le modèle économique est aujourd’hui déficitaire. Et malgré une augmentation — de 3,20 euros HT aux 100 kilomètres en août 2015 à 4,30 euros HT au 1er trimestre 20173 —, les trois opérateurs présents n’envisagent pas de rentabilité avant 2018 ou 2019. La pérennité des dessertes n’est donc pas assurée, comme le montre la fermeture récente de plusieurs lignes non rentables. À moyen terme, une exploitation des seules lignes rentables entre grandes villes aurait pour conséquence une desserte inégale des territoires. »
Cette étude mérite lecture. La voici :
étude france stratégie
Voir le résumé qu’en fait Maire Info ce jour :
http://www.maire-info.com/article.asp?param=21006&PARAM2=PLUS&nl=1
Voir aussi :
- Gares routières : adaptation aux autocars Macron
- Cars Macron : l’autorité de la concurrence rejette la plainte de Transdev
- Passages à niveaux : les feux de la discorde
- Le Conseil d’Etat valide la position, stricte, de l’ARAFER sur les lignes de transports privées dont l’autorité organisatrice de transports/de mobilité peut restreindre ou interdire l’activité
- Gares routières : adaptation et codification au JO de ce matin
- Comment calculer les seuils minima de véhicules à faibles émissions lors de l’achat de flottes de véhicules ?
