Comment calculer les seuils minima de véhicules à faibles émissions lors de l’achat de flottes de véhicules ?

Dans l’hexagone, à terme, les nouveaux achats en flotte de véhicules devront être à faibles niveaux d’émissions (en gaz à effets de serre et en polluants atmosphériques), et ce pour 50 % des véhicules (pour l’Etat et ses EP), et pour 20 % s’agissant des collectivités et de leurs groupements… dans des conditions fixées par décret. Et ce sont ses décrets qui sont parus au JO de ce jour. 

 

Comment calculer les seuils minima de véhicules à faibles émissions lors de l’achat de flottes de véhicules ? Réponse à cette question au JO de ce matin.

Mais à la condition d’aimer faire des sauts de puce de texte à texte avec une boussole, une carte, trois cafés et 5 cachets d’aspirine.

 

1/ une pluie de décrets

 

Voici ces textes de base parus au JO de ce matin :

  •  Décret n° 2017-21 du 11 janvier 2017 relatif aux obligations d’achat ou d’utilisation de véhicules à faibles émissions par les gestionnaires de flottes de véhicules, les loueurs de véhicules automobiles, les exploitants de taxis et exploitants de voitures de transport avec chauffeur

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000033857481&dateTexte=&categorieLien=id

  • Décret n° 2017-22 du 11 janvier 2017 pris pour l’application du premier alinéa de l’article L. 224-8 du code de l’environnement définissant les critères caractérisant les véhicules à faibles émissions dont le poids total autorisé en charge excède 3,5 tonnes

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000033857502&dateTexte=&categorieLien=id

  • Décret n° 2017-23 du 11 janvier 2017 pris pour l’application de l’article L. 224-8 du code de l’environnement définissant les critères caractérisant les autobus et autocars à faibles émissions

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000033857515&dateTexte=&categorieLien=id

  • Décret n° 2017-24 du 11 janvier 2017 pris pour l’application des articles L. 224-7 du code de l’environnement et L. 318-1 du code de la route définissant les critères caractérisant les véhicules à faibles et très faibles niveaux d’émissions de moins de 3,5 tonnes

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000033857529&dateTexte=&categorieLien=id

 

II. Des seuils de 20 ou de 50 % des nouveaux achats en flottes de véhicules

 

A quoi ces textes renvoient-ils ? D’abord, à l’article 37 de la loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte :

IV.-L’article L. 224-7 du code de l’environnement, dans sa rédaction résultant du III du présent article, s’applique à compter du 1er janvier 2016, sauf dans les zones non interconnectées au réseau métropolitain continental d’électricité, dans lesquelles il s’applique à compter de la date fixée dans les documents de programmation pluriannuelle de l’énergie distincts prévus à l’article L. 141-5 du code de l’énergie, en fonction des capacités du système électrique. 

V.-L’obligation mentionnée au premier alinéa de l’article L. 224-8 du code de l’environnement, dans sa rédaction résultant du III du présent article, s’applique à compter du 1er janvier 2017. 

VI.-Avant 2020, les loueurs de véhicules automobiles acquièrent, lors du renouvellement de leur parc, dans la proportion minimale de 10 % de ce renouvellement, des véhicules définis au 1° de l’article L. 224-7 du même code, dans des conditions définies par décret en Conseil d’Etat. 

VII.-Avant 2020, les exploitants de taxis définis au chapitre Ier du titre II du livre Ier de la troisième partie du code des transports et les exploitants de voitures de transport avec chauffeur définis au chapitre II du même titre II acquièrent, lors du renouvellement de leur parc et lorsque ce parc comprend plus de dix véhicules, dans la proportion minimale de 10 % de ce renouvellement, des véhicules définis au 1° de l’article L. 224-7 du code de l’environnement, dans des conditions définies par décret en Conseil d’Etat. 

IX.-Dans les conditions prévues à l’article 38 de la Constitution, le Gouvernement est autorisé à prendre par ordonnance toute mesure relevant du domaine de la loi afin de permettre la circulation sur la voie publique de véhicules à délégation partielle ou totale de conduite, qu’il s’agisse de voitures particulières, de véhicules de transport de marchandises ou de véhicules de transport de personnes, à des fins expérimentales, dans des conditions assurant la sécurité de tous les usagers et en prévoyant, le cas échéant, un régime de responsabilité approprié. La circulation des véhicules à délégation partielle ou totale de conduite ne peut être autorisée sur les voies réservées aux transports collectifs, sauf s’il s’agit de véhicules affectés à un transport public de personnes. 

Cette ordonnance est prise dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi. Un projet de loi de ratification est déposé devant le Parlement dans un délai de six mois à compter de la publication de l’ordonnance.

 

Surtout, cela renvoie à cette formulation du code de l’environnement, issue de cette loi, en son article L. 224-7 :

« L’Etat, ses établissements publics, les collectivités territoriales et leurs groupements ainsi que les entreprises nationales pour leurs activités n’appartenant pas au secteur concurrentiel, lorsqu’ils gèrent directement ou indirectement, pour des activités n’appartenant pas au secteur concurrentiel, un parc de plus de vingt véhicules automobiles dont le poids total autorisé en charge est inférieur à 3,5 tonnes, acquièrent ou utilisent lors du renouvellement du parc : 

1° Pour l’Etat et ses établissements publics, dans la proportion minimale de 50 % de ce renouvellement, des véhicules à faibles émissions définis comme les véhicules électriques ou les véhicules de toutes motorisations et de toutes sources d’énergie produisant de faibles niveaux d’émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques, fixés en référence à des critères définis par décret ; 

2° Pour les collectivités territoriales et leurs groupements ainsi que pour les entreprises nationales, dans la proportion minimale de 20 % de ce renouvellement, des véhicules définis au 1°. 

Sans être inclus dans le champ des obligations définies aux 1° et 2°, les véhicules utilisés pour les missions opérationnelles, notamment ceux de la défense nationale, de la police, de la gendarmerie et de la sécurité civile ainsi que ceux nécessaires à l’exploitation des réseaux d’infrastructures et à la sécurité des transports terrestres et maritimes, peuvent contribuer à atteindre les objectifs définis aux mêmes 1° et 2° avec des solutions existantes adaptées aux spécificités de ces missions. 

NOTA : Aux termes du IV de l’article 37 de la loi n° 2015-992 du 17 août 2015, l’ article L. 224-7 du code de l’environnement s’applique à compter du 1er janvier 2016, sauf dans les zones non interconnectées au réseau métropolitain continental d’électricité, dans lesquelles il s’applique à compter de la date fixée dans les documents de programmation pluriannuelle de l’énergie distincts prévus à l’article L. 141-5 du code de l’énergie, en fonction des capacités du système électrique.»

 

CQFD.

 

 

III. Une définition variable de ce qu’est un véhicule à faible consommation

 

Oui mais qu’est-ce qu’un véhicule à faible consommation ? Réponse dans les nouveaux articles réglementaires du code de l’environnement, tout droit issus de ces décrets de ce matin.

 

1/ cas des autobus et des autocars

 

Les véhicules concernés sont :

 

« Sous-section 1
« Autobus et autocars
« Art. R. 224-15 -1. – Les véhicules concernés pour l’application de la présente sous-section sont les véhicules des catégories M2 et M3, mentionnées au 1.2 et 1.3 de l’article R. 311-1 du code de la route, utilisés pour assurer des services de transport public de personnes réguliers ou à la demande.

 

et est un véhicule propre (à faibles émissions) :

« Art. D. 224-15-2. – Au sens de la présente sous-section, on entend par :
1° Motorisation électrique hybride : la motorisation définie à l’article 3 de la directive 2007/46/CE ;
2° Transport public routier urbain : tout service public de transport routier de personnes, régulier ou à la demande, organisé dans le cadre des dispositions des articles L. 1231-1 et L. 1241-1 du code des transports et défini au sens du II de l’article L. 1231-2 du même code ;
3° Transport public routier non urbain : tout service public de transport routier de personnes, régulier ou à la demande, organisé dans le cadre des dispositions des articles L. 3111-1 à L. 3111-6 et L. 3111-11 du code des transports et défini au sens du II de l’article L. 1231-2 du même code ;
4° Itinéraire inscrit majoritairement dans des territoires : un itinéraire dont plus de la moitié de la longueur est contenue dans ces territoires.
5° Groupe de véhicules.
Les véhicules neufs des catégories M2 et M3 suivants :
Groupe 1 : Véhicules dont la motorisation est électrique, y compris les véhicules alimentés par une pile à combustible à hydrogène, ou utilise un carburant gazeux si une fraction du gaz consommé est d’origine renouvelable.
Cette fraction de gaz renouvelable est au minimum de 20 % à partir du 1er janvier 2020 et de 30 % à partir du 1er janvier 2025.
Groupe 2 : Véhicules dont la motorisation est électrique-hybride, ou utilise un carburant gazeux ou les véhicules dont les moteurs sont conçus pour ne fonctionner qu’avec des carburants très majoritairement d’origine renouvelable.

 

Et c’est là que cela devient amusant car on sera plus ou moins à faibles émissions selon les trajets considérés (ce qui techniquement est logique mais peut conduire à des difficultés opérationnelles) :

« Art. D. 224-15-3. – I. – Pour l’exécution d’un transport public routier urbain dont l’itinéraire s’inscrit majoritairement dans les territoires précisés au II, sont considérés comme des véhicules à faibles émissions les véhicules du groupe 1 et les véhicules dont la motorisation est électrique-hybride fonctionnant uniquement en mode électrique sur cet itinéraire.
Sont également considérés comme des véhicules à faibles émissions :
1° Les véhicules utilisant un carburant gazeux, quelle que soit l’origine du gaz qu’ils consomment, si le réseau électrique ne peut pas être rendu compatible avec le besoin énergétique d’une flotte de véhicules à des coûts économiquement acceptables.
2° Jusqu’au 1er janvier 2020, les véhicules dont la motorisation est électrique-hybride ou utilise un carburant gazeux.
3° Jusqu’au 1er janvier 2025, les véhicules à motorisation électrique-hybride si le réseau électrique et le réseau gazier ne peuvent être rendus compatibles avec le besoin énergétique d’une flotte de véhicules à des coûts économiquement acceptables.
II. – Les territoires concernés pour l’application du I sont :
1° En Ile-de-France : les communes de Paris, Montrouge, Malakoff, Vanves, Issy-les-Moulineaux, Boulogne-Billancourt, Neuilly-sur-Seine, Levallois-Perret, Clichy, Saint-Ouen, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Les Lilas, Bagnolet, Montreuil, Aubervilliers, Saint-Denis, Vincennes, Saint-Mandé, Charenton-le-Pont, Ivry-sur-Seine, Le Kremlin-Bicêtre et Gentilly.
2° Dans les agglomérations de plus de 250 000 habitants et situées hors Ile-de-France : le territoire des communes dont la liste est fixée par arrêté du préfet de département.
« Art. D. 224-15-4. – I. – Pour l’exécution d’un transport public routier urbain dont l’itinéraire s’inscrit majoritairement dans les territoires précisés au II, sont considérés comme des véhicules à faibles émissions les véhicules des groupes 1 et 2.
A compter du 1er janvier 2020, lorsque l’itinéraire s’inscrit pour partie dans les territoires mentionnés au II de l’article D. 224-15-3, dans le cas d’un autobus électrique-hybride, le mode électrique assure l’autonomie routière pour la portion de l’itinéraire concerné.
II. – Les territoires concernés pour l’application du I sont :
1° En Ile-de-France :
Les communes qui ne sont pas mentionnées au II de l’article D. 224-15-3.
2° Dans les agglomérations de plus de 250 000 habitants et situées hors Ile-de-France : le territoire des communes qui ne sont pas concernées par l’application du II de l’article D. 224-15-3.
3° Dans les autres agglomérations concernées par un plan de protection de l’atmosphère mentionné à l’article L. 222-4 et situées hors Ile-de-France, les communes dont la liste est fixée par arrêté du préfet de département.

 

 

2/ cas des autres véhicules dont le poids total autorisé en charge (PTAC) excède 3,5 tonnes

On retrouve là encore la même distinction.

D’abord on définit les véhicules concernés, puisqu’il s’agit évidemment d’exclure de cette catégorie les véhicules qui ont des usages et des spécificités peu adaptées à ces exigences environnementales ou qui ne font pas de vraies « flottes » de véhicules :

« Sous-section 2
« Véhicules de plus de 3,5 tonnes
« Art. R. 224-15 -8. – Les véhicules concernés pour l’application de la présente sous-section sont les véhicules automobiles dont le poids total autorisé en charge excède 3,5 tonnes.
« Sont considérés comme des véhicules utilisés pour les missions opérationnelles, au sens de l’article L. 224-8 les engins de service hivernal, les engins spéciaux, les véhicules d’intérêt général, les véhicules spécialisés, les véhicules spécialisés dans les opérations de remorquage et les matériels de travaux publics définis respectivement aux 6.1, 6.2, 6.4, 6.7, 6.8 et 6.9 de l’article R. 311-1 du code de la route, ainsi que les véhicules nécessaires à l’exploitation des réseaux routier, ferroviaire et fluvial, les véhicules de la sécurité civile, du dispositif de contrôle et de surveillance des affaires maritimes et de signalisation maritime, les véhicules et matériels spéciaux des armées et autres véhicules concourant aux missions opérationnelles des forces armées.
« Les véhicules destinés à la réalisation des missions opérationnelles peuvent contribuer à atteindre les objectifs définis au premier alinéa de l’article L. 224-8 s’ils respectent les critères définis à l’article D. 224-15-9.

 

Ensuite, on définit ce qui est à faibles émissions dans cette catégorie :

« Art. D. 224-15-9. – Sont considérés comme véhicules à faibles émissions les véhicules neufs de catégorie N2 ou N3 au sens de l’article R. 311-1 du code de la route dont le système de propulsion est alimenté comme suit :
a) Exclusivement ou partiellement par au moins l’une des sources d’énergie suivantes :

– l’électricité ;
– l’hydrogène ;
– le gaz naturel, y compris le biométhane, sous forme gazeuse (gaz naturel comprimé-GNC) ou sous forme liquéfiée (gaz naturel liquéfié-GNL) ;
– le gaz de pétrole liquéfié (GPL) ;
– l’énergie mécanique provenant d’un stockage embarqué ou d’une source embarquée ;
b) Exclusivement par l’un des biocarburants inscrits sur la liste prévue à l’article L. 661-1-1 du code de l’énergie. »

 

 

3/ cas des autres véhicules dont le poids total autorisé en charge (PTAC) reste en deçà de 3,5 tonnes

« Sous-section 3
« Véhicules de moins de 3,5 tonnes
« Art. R. 224-15 -10. – Les véhicules concernés pour l’application de la présente sous-section sont les véhicules automobiles dont le poids total autorisé en charge est inférieur à 3,5 tonnes.
« Sont considérés comme des véhicules utilisés pour les missions opérationnelles, au sens de l’article L. 224-7, les engins de service hivernal, les engins spéciaux, les véhicules d’intérêt général, les véhicules spécialisés, les véhicules spécialisés dans les opérations de remorquage et les matériels de travaux publics définis respectivement aux 6.1, 6.2, 6.4, 6.7, 6.8 et 6.9 de l’article R. 311-1 du code de la route, ainsi que les véhicules nécessaires à l’exploitation des réseaux routier, ferroviaire et fluvial, les véhicules de la sécurité civile, du dispositif de contrôle et de surveillance des affaires maritimes et de signalisation maritime, les véhicules et matériels spéciaux des armées et autres véhicules concourant aux missions opérationnelles des forces armées.
« Les véhicules destinés à la réalisation des missions opérationnelles peuvent contribuer à atteindre les objectifs définis au premier alinéa de l’article L. 224-7 s’ils respectent les critères définis à l’article D. 224-15-11. »

 

et dans cette catégorie, sont des véhicules à faibles émissions les voitures et camionnette suivantes :

« Art. D. 224-15-11. – Une voiture particulière ou une camionnette, au sens de l’article R. 311-1 du code de la route, est un véhicule à faibles niveaux d’émissions au sens de l’article L. 224-7 du code de l’environnement si ses émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques, mesurées dans le cadre du règlement (CE) n° 715/2007 du Parlement européen et du Conseil du 20 juin 2007, sont inférieures ou égales à 60 grammes par kilomètre pour les émissions de dioxyde carbone.
« Art. D. 224-15-12. – Une voiture particulière ou une camionnette est un véhicule à très faibles émissions au sens de l’article L. 318-1 du code de la route si sa source d’énergie est l’une des sources d’énergie suivantes :
– EL (électricité) ;
– H2 (hydrogène) ;
– HE (hydrogène-électricité [hybride rechargeable]) ;
– HH (hydrogène-électricité [hybride non rechargeable]) ; AC (air comprimé). »

 

IV. Une importante combinaison avec l’article 96 du décret marchés publics…

Mais attention (comme désormais rappelé par l’article R. 224-15 du Code de l’environnement, encore faut-il combiner tout cela avec l’article 96 du décret n° 2016-360 du 25 mars 2016 relatif aux marchés publics :

 

I. – Lorsqu’un acheteur passe un marché public pour l’achat d’un véhicule à moteur relevant des catégories M et N définies à l’article R. 311-1 du code de la route et que la valeur estimée du besoin est égale ou supérieure aux seuils de procédure formalisée, il tient compte des incidences énergétiques et environnementales de ce véhicule sur toute sa durée de vie.
Sont exemptés de cette obligation les achats :
1° De véhicules conçus et construits pour être utilisés principalement sur les chantiers de construction, dans les carrières ou les installations portuaires ou aéroportuaires ;
2° De véhicules conçus et construits pour être utilisés par les forces armées, la protection civile, les services de lutte contre l’incendie et les services responsables du maintien de l’ordre ;
3° De machines mobiles.
II. – Si l’achat du véhicule à moteur est réalisé pour l’exécution d’un service public de transport de personnes dont l’acheteur s’est vu confier la gestion et l’exploitation, l’obligation mentionnée au premier alinéa du I s’applique, indépendamment de la valeur estimée du marché public, dès lors que les produits de la gestion et l’exploitation, sur toute leur durée, sont d’un montant égal ou supérieur au seuil à partir duquel l’autorité responsable du transport doit recourir à une procédure formalisée pour la passation de ses propres marchés publics de fournitures.
III. – Il peut être satisfait à l’obligation mentionnée au I par :
1° La fixation de spécifications techniques conformes aux articles 6 à 9 relatives aux performances énergétiques et environnementales du véhicule ;
2° L’inclusion des incidences énergétiques et environnementales du véhicule, sur toute sa durée de vie, dans les critères d’attribution prévus à l’article 62. Les incidences à prendre en compte sont définies selon les modalités fixées au IV.
Si l’acheteur choisit de traduire ces incidences en valeur monétaire, leur quantification doit se conformer à la méthodologie établie en application du IV.
IV. – Un arrêté conjoint des ministres chargés de l’écologie et de l’économie détermine les incidences énergétiques et environnementales liées à l’utilisation du véhicule à moteur qu’il convient de prendre en compte ainsi que la méthodologie à appliquer s’il est envisagé de traduire ces incidences en valeur monétaire.
On vous avait prévenus. Pour lire ces décrets, et donc cet article, il fallait s’armer d’aspirine et de caféine… Bon rétablissement.