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RSA : comment démêler l’écheveau entre citoyenneté européenne, droit au séjour, durée d’emploi et chômage ?

Un citoyen espagnol a connu le parcours suivant :

 

Le Conseil d’Etat, dans cette affaire, commence par poser qu’il résulte des articles L. 262-6 du code de l’action sociale et des familles (CASF), L. 121-1, L. 122-1, L. 122-2 et R. 121-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) que, pour pouvoir bénéficier du revenu de solidarité active (RSA), les ressortissants des Etats membres de l’Union européenne (UE), des autres Etats parties à l’accord sur l’Espace économique européen (EEE) ou de la Confédération suisse doivent remplir les conditions exigées pour bénéficier d’un droit au séjour.

Au-delà de :

Le droit au séjour supérieur à trois mois au titre de l’exercice d’une activité professionnelle est maintenu :

 

En l’espèce, le Conseil d’Etat en déduit que :

« la seule circonstance que le contrat ayant précédé l’inscription en qualité de demandeur d’emploi ait été d’une durée de moins d’un an n’est pas de nature à limiter le droit au séjour de l’intéressé à une période de six mois.»

 

Voici cet arrêt :

Conseil d’État, 1ère et 4ème chambres réunies, 18 février 2019, 417021, à publier au tables du rec. 

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