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Premier décryptage, sommaire, de la loi énergie – climat n° 2019-1147 du 8 novembre 2019

Au JO du 9 novembre, se trouvait la loi n° 2019-1147 du 8 novembre 2019 relative à l’énergie et au climat
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000039355955&dateTexte=&categorieLien=id

VOICI CE TEXTE EN PDF :

joe_20191109_0261_0001

 

… après un passage au Conseil constitutionnel opéré presque sans encombre. Voir :

 

Voici un premier survol, un décryptage sommaire, de ce texte QUE NOUS COMMENTERONS EN ARTICLE, THÈME PAR THÈME, ET EN VIDÉO, DANS LES JOURS À VENIR :

 

Cette loi commence par fixer des objectifs ambitieux :

 

Citons sur ce point M. Anthony Cellier, rapporteur de la commission mixte paritaire :

« nous prévoyons notamment d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050. Il s’agit d’un objectif profondément ambitieux, qui suppose de décarboner totalement nos énergies avec méthode.

« Celle-ci consiste à réduire notre consommation d’énergies fossiles de 40 % en 2030, c’est-à-dire dans dix ans ; à fermer nos quatre dernières centrales à charbon d’ici à 2022, c’est-à-dire dans deux ans, tout en accompagnant les femmes et les hommes qui perdent leur outil de travail ; à développer davantage les énergies renouvelables, ce que ce texte et la programmation pluriannuelle de l’énergie permettent, dès maintenant, en prévoyant une augmentation de la production hydroélectrique, un cadre pour l’hydrogène vert, des garanties d’origine pour le biogaz et l’augmentation de la part du solaire ou encore de la chaleur renouvelable. Ces objectifs ambitieux doivent s’accorder avec des choix réalistes et pragmatiques : c’est pourquoi nous décalons de 2025 à 2035 la date à laquelle le nucléaire atteindra la part de 50 % dans la production d’électricité. »

 

Il est à rappeler qu’en ce domaine, nos objectifs sont plus ambitieux que la fiscalité qui y est associée. Voir :

 

Le Haut Conseil pour le climat est maintenu, mais réformé, par ce texte.

A noter, pour les communes, rurales, ce dispositif :

 

La future loi va prohiber le cumul de la valorisation des garanties d’origine et des dispositifs de soutien pour le biogaz.

Les énergies renouvelables sont favorisées, notamment solaires (avec 30 % de solaire ou de végétalisation pour les nouveaux supermarchés, ombrières de parc de stationnement, ou autres entrepôts ; de nouvelles dérogations pour des zones pouvant abriter des projets photovoltaïques ; possibilité pour les organismes HLM de devenir personne morale organisatrice d’une opération d’autoconsommation ; etc.).

Il y aura classement (avec raccordement obligatoire donc des nouveaux bâtiments) automatique des réseaux de classeur alimentés à plus de 50% par des énergies renouvelables et compétitifs sur le plan économique, sauf décision contraire de la collectivité.

Les réseaux de chaleur devront se doter de schémas directeurs, avec mises à jour décennales.

Le plus difficile fut de se mettre d’accord sur les rénovations énergétique des logements dits « passoires thermiques». Sur ce point, c’est le texte issu de l’Assemblée Nationale qui a servi de base de consensus avec, à suivre :

 

A noter : le Gouvernement s’est opposé à un lien plus fort entre ces questions et ce qui pouvait ou non être inclus dans les SRADDET.

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