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Adoption de textes d’application : 7 ans de réflexion… c’est long. Trop long.

Quand une loi prévoit obligatoirement l’intervention d’un nouveau décret, le Gouvernement, exécutif, est supposé répondre à la demande du législatif. Il en va de même quand un arrêté est attendu en application d’un décret.

Mais au delà du délai prévu par la loi (ou par le décret), ou — dans le silence de ce texte — au delà d’un délai déraisonnable, c’est au juge administratif, s’il est saisi en ce sens après un refus explicite ou implicite de prendre ledit décret, qu’il revient de raisonner le pouvoir exécutif et, justement, de lui enjoindre de s’exécuter.

Avec trois éléments à prendre en compte pour le juge :

Sources citées par Mme la Rapporteure publique : CE, 28 juillet 2000, Association France nature environnement, n° 204024, au Rec. ; CE, Ass. 7 juillet 2004, D…, n° 250688, au Rec. ; CE, 30 décembre 2009, Département de la Seine-Saint-Denis os et département de Saône-et-Loire, n 325824, 330223, T. pp. 616-618-940.

Voir pour trois exemples assez récents :

 

Une nouvelle illustration jurisprudentielle nous confirme qu’en général, 7 ans de réflexion, c’est trop long.

Car la loi n° 2007-308 du 5 mars 2007 portant réforme de la protection juridique des majeurs attend toujours son décret d’application s’agissant du « mandat de protection future » (articles 477 et suivants du code civil).

Accusé de lenteur, le Gouvernement, en défense, arguait des points suivants :

… et donc le Gouvernement en sort vaincu :

 

Source :

Conseil d’État, 27 septembre 2023, n° 471646

Voir aussi les conclusions de Mme Dorothée PRADINES, Rapporteure publique :

 

 

 

 

 

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