Site icon

EHPAD : selon le TA de Poitiers, une activité privée reprise par le public… resterait une activité privée insusceptible de faire l’objet d’une DSP !?

Reprenons la chronologie des faits :

Puis en résultent divers litiges.

Si l’association gérante de la maison de retraite Raby-Barboteau avait été transparente, i.e. un « faux nez  de l’administration, l’affaire eût été claire. L’activité aurait été qualifiée de publique et la DSP eût été légale.

Mais tel n’était pas le cas.

Alors ? Alors le juge avait selon nous le choix entre deux raisonnements :

 

C’est la seconde voie qui a été empruntée par le TA de Poitiers estimant que l’activité n’avait pas cessé d’être privée. Ce qui nous semble fort discutable.

Le juge se fonde selon son propre communiqué sur ce raisonnement :

Or le législateur, dans le code de l’action sociale et des familles, a entendu exclure que la mission assurée par les organismes privés gestionnaires de structures d’accueil des personnes âgées revête le caractère d’un service public. 

 

 

Cela revient à poser :

 

Disons que tout au plus ce jugement nous semble pouvoir reposer sur une vague parenté avec certains considérants de l’arrêt Aix-en-Provence (CE, 6 avril 2007, n° 284776) sur les activités privées à moitié reprises par le public…

 

TA Poitiers, 6 décembre 2017, n° 1700293 & n° 1701391-1701493.

 

 

Quitter la version mobile