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Peut-on facturer, au quotient familial, des enseignements artistiques qui s’insèrent dans le cursus scolaire ?

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A la base, les règles de droit semblent claires :

Donc le droit clair.

Mais comme toujours la réalité est foisonnante. Le réel brouille les frontières juridiques.

La commune de Rouen l’a appris à ses dépens.

Par une délibération du 6 juillet 2015, cette ville a mis en place à compter de l’année 2015/2016 une tarification, modulée selon le quotient familial, pour l’inscription des élèves et collégiens dans les classes à horaires aménagés comportant un enseignement artistique renforcé assuré par le Conservatoire à rayonnement régional de Rouen, ainsi que pour les lycéens préparant, avec le concours de ce conservatoire, le baccalauréat « Techniques de la musique et de la danse ».

Saisi par la Fédération des parents d’élèves du conservatoire et par des parents d’élèves, le tribunal administratif de Rouen, par deux jugements rendus le 19 décembre 2017, a annulé cette délibération ainsi que des titres de recettes émis pour le paiement des frais de scolarité. Par un troisième jugement rendu le 11 juin 2019, le tribunal a rejeté la demande de la commune de Rouen tendant à ce que l’Etat soit condamné à lui rembourser les frais de rémunération du personnel enseignant du conservatoire qu’elle supportait à ce titre.

Par trois arrêts rendus ce 3 décembre 2020, la Cour administrative d’appel de Douai (oui : à rebours des fleuves, la Normandie vient en appel se jeter dans les Hauts de France) a rejeté les appels de la commune de Rouen contre les jugements du tribunal administratif de Rouen.

Globalement, la CAA comme le TA estime que l’on est suffisamment imbriqué, là, dans le scolaire, pour que ce soit le principe de gratuité qui s’applique. Plus précisément :

 

Voir CAA Douai, 3 décembre 2020,  n° 18DA00435, n° 18DA00436 et n° 19DA01793 :

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