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Modernisation et clarification des sommations à effectuer avant de disperser un attroupement

En cas d’attroupement ou de rassemblement, l’Etat doit assurer la sécurité et se trouve en charge des pouvoirs de police. Sinon, la commune (et le maire, en charge des pouvoirs de police, est en première ligne). Cette règle fut longtemps fixée par l’article L. 2216-3 du CGCT avant que d’être, désormais, prévue par l’article L. 211-10 du Code de la sécurité intérieure.

Le juge administratif a parfois fait des distinctions byzantines en ce domaine :

 

Cette dualité d’intervenants se retrouve, mais avec plus de souplesse (disperse l’attroupement qui peut… sous réserve d’en avoir le droit) au stade de la dispersion de l’attroupement, qui peut échoir aux maires ou adjoints au maire (qui sont OPJ, rappelons le) ou aux forces de police ou de gendarmerie compétents.

Oui mais cela se fait avec des sommations et le port de l’écharpe qui sont (pour les forces de l’ordre notamment) un peu anachroniques. Il fallait donc simplifier les sommations (pour les rendre plus claires) et permettre de remplacer l’écharpe par le brassard tricolore (pour les non élus).

C’était prévu par le SNMO (Schéma national du maintien de l’ordre) :

C’est chose faite au JO de ce matin avec le décret n° 2021-556 du 5 mai 2021 (NOR : INTD2035993D) :

Donc, ce décret :

 

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