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Accès à un port : la croisière s’amuse ; les taxis rigolent ; les VTC pleurent (ord. du TA de La Guadeloupe)

Accès des VTC à un port : la croisière s’amuse et les taxis rigolent. Les VTC moins… car un tribunal administratif estime que leur régime ne leur permet pas l’accès au terminal croisiériste, ce qui est assimilé à de la « maraude ».


 

Répartir l’accès au domaine public entre taxis et véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) n’est décidément pas chose aisée. Certains préfets s’y essaient et gagnent :

 

D’autres s’y essaient, mais avec pour eux une issue moins heureuse.

Un exemple peut être tiré de la question de la régulation par le Préfet de l’accès des taxis et des VTC aux terminal croisiériste du principal port de La Guadeloupe.

Lle préfet de la région Guadeloupe a réglementé les modalités de prises en charge des croisiéristes en escale au Grand port maritime de la Guadeloupe en mettant en œuvre le principe de création d’une zone unique de prise en charge des passagers qui permettrait d’inclure tous « les protagonistes » du secteur des transports privés à savoir :

Pour intégrer les deux dernières catégories de véhicules il a été créé une « zone de stationnement privative » dédiée aux VTC et aux véhicules de transports public collectif détenteurs d’une réservation ».

Là on se retrouve face à un duel. D’un côté des taxis énervés par ce régime d’égalité de traitement (face à une différence, en tous alléguée, de situation et de régime juridique) :

 

Et en face, des VTC qui défendent l’arrêté :

 

Bref, un beau duel à trois, voire à quatre (allez, ajoutons le préfet, principal défendeur). 

 

Par une requête commune formée par deux organisations professionnelles de taxi, il a été demandé au juge des référés du tribunal administratif de suspendre dans l’attente du jugement au fond, les effets de l’arrêté préfectoral du 19 octobre 2018 portant organisation des modalités de prise en charge des croisiéristes en escale au Grand Port Maritime de Guadeloupe 

Le juge des référés a fait droit à cette demande, jugeant :

 

L’exécution de l’arrêté du 19 octobre 2018 a été  en conséquence suspendu, par cette ordonnance n°1900044 du 4 février 2019 du TA de La Guadeloupe, que voici :

1900044

 

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