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L’obligation vaccinale des personnels des PMI ne porte pas une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales.

 

Article écrit par Laure Depasse, avocate au Cabinet Landot & associés

Nul ne l’ignore, la loi n°2021-1040 du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire, suivie du décret d’application du 7 août 2021, a institué l’obligation vaccinale de certains professionnels, à savoir notamment les professionnels de santé et les personnes travaillant dans des établissements relevant du secteur médico-social.

C’est dans ce contexte que le département des Hautes-Pyrénées a diffusé une note de service du 18 août 2021 rappelant aux personnels de la protection maternelle et infantile (PMI) l’obligation d’être vaccinée.

Trois infirmières et une assistante socio-éducative de la  PMI du département  ont alors saisi le juge du tribunal administratif de Pau d’une requête en référé-liberté au motif que l’obligation vaccinale reprise dans la note de service porterait une atteinte grave et manifestement illégale à divers droits et libertés fondamentaux garantis notamment par les textes européens et internationaux, dont notamment le droit à la vie, l’interdiction de la torture et des traitements inhumains et dégradants, le droit de disposer de son corps et le droit à l’intégrité de la personne, le droit à la vie privée, la liberté du travail ou encore le principe de non-discrimination et le principe d’égalité entre agents publics.

Par une ordonnance n° 2102411 du 16 septrembre 2021, le juge des référés a notamment relevé, aux termes de son analyse, que :

Le juge des référés a ainsi considéré qu’aucun des moyens soulevés n’était en l’espèce de nature à caractériser une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés invoquées, et a donc rejeté la requête.

Cette décision peut être consultée sur le lien suivant :

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