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Le TA de Nancy ayant décidé de ne pas changer les recettes du droit de l’intercommunalité, Saint-Ail reste bien dans sa gousse intercommunale. 

Le TA de Nancy confirme par deux jugements en date du 5 décembre 2017 que :

 

C’est dès lors sans grande surprise que, par deux jugements en date du 5 décembre 2017, le Tribunal administratif de Nancy a rejeté les recours formés par la commune de Saint-Ail tendant à l’annulation d’une part, de l’arrêté en date du 5 avril 2016 par lequel le préfet de Meurthe-et-Moselle a délimité le projet de périmètre du nouvel établissement public de coopération intercommunal (EPCI) issu de la fusion de la communauté de communes du pays de Briey, de la communauté de communes du Jarnisy et de la communauté de communes du pays de l’Orne et d’autre part, l’arrêté en date du 24 octobre 2016 par lequel le préfet a prononcé la fusion définitive de ces établissements publics de coopération intercommunale, ces deux arrêtés intégrant la commune de Saint-Ail au sein du nouvel EPCI dénommé communauté de communes des Pays de Briey, du Jarnisy et de l’Orne.

Bref, la croisade de Saint-Ail fut vigoureuse, mais vouée à l’échec :

 

Car cette commune avait vocation à subir un découpage tel que voulu par le Préfet :

 

Et donc à rester dans sa gousse intercommunale :

 

Mais trève de cuisine potache : rappelons que ces deux arrêtés préfectoraux avaient été pris en application de l’article 35 de la loi n°2015-991 du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République, dite NOTRe. Cet article a  modifié les dispositions de l’article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales en prévoyant la mise en œuvre par les préfets de département d’une révision des schémas départementaux de la coopération intercommunale afin de permettre, pour le 31 décembre 2016, la couverture de chaque territoire départemental par des établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre regroupant désormais au moins 15 000 habitants (avec diverses dérogations comme les lecteurs assidus du présent blog le savent bien).

 

 

Voir ces deux jugements :

TA Nancy, 5 décembre 2017, n° 1601532 et 1603672 :

1603672

1601532

 

 

 

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