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Confirmation : le préfet peut bien imposer une « quatorzaine » pour toute entrée dans une île ou un archipel

Le Conseil d’Etat vient de confirmer (II), par une décision en référé liberté en date du 5 mai 2020, la position du TA de La Guadeloupe (I), que le préfet peut bien imposer une « quatorzaine » pour toute entrée dans une île ou un archipel, ce qui contraste avec les pouvoirs reconnus aux maires (III).

I. La position en 1e instance devant le TA de La Guadeloupe

 

Par ordonnance du 20 avril 2020, le juge, en référé liberté, du tribunal administratif de la Guadeloupe avait rejeté la requête de l’ordre des avocats tendant à suspendre l’application de l’arrêté pris par le préfet de la Guadeloupe le 14 avril 2020, plaçant en quatorzaine stricte les personnes entrant par voie aérienne sur le territoire de la Guadeloupe.

L’ordre des avocats faisait valoir l’atteinte aux libertés fondamentales, notamment celle d’aller et venir et arguait du renforcement du système de soins en Guadeloupe depuis ces dernières semaines et de l’existence de mesures de protection déjà en vigueur.

En réponse, le préfet constatait que plus de la moitié des cas de Covid confirmés sur l’archipel sont imputables aux arrivées de l’extérieur, que le nombre de personnes arrivant par avion depuis avril est en augmentation et que le virus circule encore activement sur l’archipel. Il mentionnait l’efficacité limitée des mesures de quatorzaine imposées aux arrivants par arrêté préfectoral du 25 mars 2020 et l’absence à ce jour d’autres moyens moins restrictifs efficaces.

Le juge des référés de la Guadeloupe a estimé que l’existence d’une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales n’était pas établie et a rejeté la requête, par la décision que voici :

• TA de La Guadeloupe, ord.,  20 avril 2020, n°2000340

bouclage sanitaire Iles de la Guadeloupe

 

… Nous retrouvons là la validation vaste des mesures prises par l’Etat par le juge administratif, en contraste avec celles prises par les maires (voir ci-après III).

 

II. La position du Conseil d’Etat, hier

 

La Haute Assemblée :

A noter : comme il le fait de plus en plus souvent, le Conseil d’Etat pose des réserves ou des interprétations qui le conduisent à ne pas censurer tout en imposant une interprétation légale d’un texte au demeurant un peu flou :

 

 

Voir : CE, ord., 5 mai 2020, n° 440288 :

http://www.conseil-etat.fr/fr/arianeweb/CE/decision/2020-05-05/440288

 

III. Contraste avec les pouvoirs reconnus aux maires 

 

Voir sur ce point :

 

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