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Déconfinement scolaire : point technique et juridique au 4 mai

Voici :

  1. le projet du protocole officiel ministériel à ce jour (nous avions diffusé des versions de projet la semaine passée)
  2. un lien vers les préconisations de l’AMF
  3. un lien vers les préconisations de France urbaine
  4. les conseils (liste bien faite) du HCSP
  5. les fruits des travaux d’un groupe de travail sénatorial
  6. les travaux sur ce point du Conseil scientifique COVID-19
  7. la position de l’Académie nationale de médecine
  8. la question de la généralisation des prises de température
  9. Notre analyse de ce que seraient les risques pour un maire refusant d’ouvrir l’école ou refusant d’assurer la pause méridienne / restauration scolaire  ou tenant de bloquer l’ouverture faute de fourniture de savon ou autre
  10. notre analyse sur le point de savoir si ce sujet relève du maire ou de l’intercommunalité selon les cas (point qui étrangement reste débattu)
  11. un topo sur les risques juridiques en ces domaines

 

 

NB : voir aussi (sur le port du masque) : https://lesprosdelapetiteenfance.fr/formation-droits/les-politiques-petite-enfance/tribunes-libres/deconfinement-et-accueil-du-jeune-enfant-limpact-du-port-du-masque-par-anne-dethier-et-florence

 

 

I. Voici ce protocole à ce jour

 

A VOIR EN CLIQUANT CI-DESSOUS POUR SE PRÉPARER… :

covid19—protocole-sanitaire-pour-la-r-ouverture-des-coles-67182

 

EN VOICI LA TABLE DES MATIÈRES :

 

II. Les préconisations de l’AMF

 

L’AMF a accompli un gros travail domaine par domaine. Voir notamment :

 

Dont voici des extraits :

 

III. Le document de France urbaine

 

Voir :

 

IV. les conseils (liste bien faite) du HCSP

 

Nous avons diffusé (cliquer ici) l’avis du Haut conseil de la Santé publique sur les mesures barrières et de distanciation physique en population générale (liste claire point par point des mesures à respecter) 

Voici la liste des préconisations pour du HCSP pour la partie scolaire :

 

 

V. Groupe de travail sénatorial

 

Un groupe de travail “Enseignement scolaire”, mis en place le 14 avril par le bureau de la commission, culture, éducation et communication du Sénat, a rendu jeudi 23 avril son rapport sur la reprise scolaire annoncée pour le 11 mai par le Gouvernement.

« Ce groupe de travail a notamment auditionné des experts médicaux et scientifiques, des représentants des collectivités territoriales, des recteurs, des représentants de chefs d’établissement, d’enseignants des premier et second degrés, des représentants des parents d’élèves ou encore des directeurs d’école ayant participé à l’accueil des enfants des personnels indispensables à la gestion de la crise. »

 

Extraits de la partie constat de ce rapport très critique :

I) La décision de rouvrir les établissements scolaires et les écoles à partir du 11 mai : une annonce surprise, aux modalités de mise en œuvre mal définies, élaborées sans concertation

a) Une impression d’impréparation et d’improvisation plus de 10 jours après l’annonce de cette réouverture

De très nombreuses personnes auditionnées ont fait part de leur surprise à l’annonce d’une réouverture des écoles à partir du 11 mai, qu’il s’agisse de personnes issues du monde médical ou de l’enseignement.

dant le 13 avril : selon les informations transmises au groupe de travail, les hypothèses de reprise portaient plutôt sur juin voire septembre.

b) des scénarios de travail ne reposant pas sur un avis scientifique

Alors que depuis le début du confinement, le gouvernement indique fonder ses décisions sur des avis scientifiques, les hypothèses de travail présentées mardi dépendent de préconisations sanitaires en cours de définition et non connues à ce jour.

c) Une absence de réelle concertation notamment avec les collectivités locales, partenaires essentiels du scolaire et du périscolaire

Le groupe de travail a été très surpris d’apprendre que ni l’Association des Maires de France, ni l’Assemblée des Départements de France ne semblaient avoir officiellement été contactées et associées à cette démarche de concertation.

d) De nombreuses questions demeurent auxquelles ne répondent pas les dernières déclarations du ministre de l’éducation nationale

À moins de trois semaines de la date prévue de la réouverture des classes, de très nombreuses questions pratiques demeurent [et qui n’ont pas été traitées, ndlr]. En voici quelques-unes:

 

Le groupe de travail poursuit son rapport par onze préconisations pour « un retour progressif, concerté et sécurisé »qui aboutissent toutes au même constat : pas de reprise sérieuse et sécurisée des cours envisageable avant la rentrée de septembre 2020.

 

VOICI LES PRÉREQUIS ET PRÉCONISATIONS DE CE GROUPE DE TRAVAIL

 

SOURCES :

 

http://www.senat.fr/presse/cp20200423.html

http://www.senat.fr/fileadmin/Fichiers/Images/communication/Culture/GT_enseignement_scolaire_retour_des_eleves_en_classe_synthese-1.pdf

 

VI. Position du Conseil scientifique COVID-19

 

https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/note_enfants_ecoles_environnements_familiaux_24_avri_2020.pdf

 

 

VII. La position de l’Académie nationale de médecine

 

Voir :

 

VIII. La question de la généralisation des prises de température

 

Voir à ce sujet :

 

IX. Notre analyse de ce que seraient les risques pour un maire refusant d’ouvrir l’école ou refusant d’assurer la pause méridienne / restauration scolaire  ou tenant de bloquer l’ouverture faute de fourniture de savon ou autre

 

De nombreux maires ont annoncé vouloir soit fermer l’école, soit refuser la restauration collective. Voir par exemple :

Il faut sérier les choses :

CELA DIT :

 

Inversement, ne surtout pas faire comme ce maire signalé ici sur Twitter… Voir :

 

X. notre analyse sur le point de savoir si ce sujet relève du maire ou de l’intercommunalité selon les cas (point qui étrangement reste débattu)

 

Le principe est que quand une compétence est intercommunalisée, c’est à l’EPCI (à fiscalité propre ou non selon les cas) qu’il revient d’agir.

Sources : l’arrêt de référence en cette matière, confirmé sans interruption depuis, est CE, Ass., 16 octobre 1970, Cne de Saint-Vallier, Rec. p. 583.

Il en va de même en matière scolaire bien naturellement. Les deux seuls bémols en la matière portent sur :

POURTANT au moins un DASEN a affirmé l’inverse à des maires assemblés en visioconférence. Disons par charité que nous poserons que les DASEN ont trop à faire ces temps-ci pour vérifier en droit toutes leurs affirmations.

 

XI. Cadre et risques juridiques en ces domaines

 

Tout d’abord, rappelons qu’entre la commune et la direction de l’école et/ou le conseil d’école, la répartition des tâches peut être ainsi schématisée :

Compétence municipale ? Pouvoir du conseil d’Ecole ? (avec suspension partielle de son activité en phase d’état d’urgence sanitaire)
Matériel et équipement des locaux Oui Avis dans certains cas
Temps scolaire * Non Oui
Autres usages des locaux pour les besoins de la formation Non Oui
Activités péri-scolaires pendant les heures d’ouverture Oui Accord requis
Reste du temps Compétence du maire Avis simple
Service minimum d’accueil Oui Sans doute même pas d’avis à demander

* dont, selon le Ministère, les enseignements de langue et culture d’origine (dont le remplacement par un autre régime est annoncé pour la rentrée prochaine ; voir ici), les réunions pédagogiques, les temps gérés par la commune mais insérés dans le temps scolaire dans le cas des réformes des rythmes scolaires… ce qui est débattu en droit

Deux grandes bases juridiques sont ensuite à avoir à l’esprit.

La première, c’est le corps de règles propres à l’état d’urgence sanitaire. Ces règles changent très souvent depuis la mi-mars et il n’est pas certain que le mouvement se ralentisse. Il faut donc suivre régulièrement les évolutions.  

La seconde grande base juridique est, elle, inchangée depuis presque 20 ans : c’est la loi Fauchon du 10 juillet 2000, laquelle impose une distinction majeure en matière d’infractions commises, non pas volontairement, mais par négligence ou par imprudence :

–   soit si elle a violé de façon manifestement délibérée une obligation particulière de prudence ou de sécurité prévue par la loi ou le règlement,

–   soit si elle a commis une faute caractérisée qui exposait autrui à un risque d’une particulière gravité et qu’elle ne pouvait ignorer.

Concrètement, il en résulte que les élus et les cadres territoriaux ont tout intérêt, pour leur sécurité pénale, à faire montre d’une vigilance maximale :

En ce domaine il importe donc de sérier la dangerosité, les coûts, les mesures en ayant à l’esprit :

 

XII. Image d’une cantine (restauration scolaire) d’un collège en Chine

 

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