Le droit de l’état d’urgence sanitaire permet bien au Premier ministre de déroger à certaines règles en matière de médicaments, vient de poser le Conseil d’Etat dans un arrêt intellectuellement stimulant. Avec une définition large : d’une part de « la mise à la disposition des patients de médicaments appropriés pour l’éradication de la catastrophe sanitaire » et, d’autre part, des patients concernés (le symptôme suffit même sans test). 

Le Gouvernement a saisi le Haut Conseil des finances publiques (HCFP) conjointement sur le programme de stabilité et sur un deuxième projet de loi de finances rectificative (2ème PLFR) le 9 avril 2020, puis a procédé à deux saisines rectificatives les 10 et 14 avril afin de tenir compte de nouvelles informations survenues dans l’intervalle.
Le 14 avril, ce haut conseil produisait un avis dont il ressort globalement qu’on est dans le brouillard et que les -8% de baisse du PIB prévus par le Gouvernement restent plutôt optimistes (lié à une reprise forte de l’activité après confinement, schématiquement). Rien dans cet avis ne concerne la fiscalité locale (voir sur ce point les positions des associations d’élus ici, portant sur des mesures de calendrier mais aussi des garanties plus larges).
L’épidémie de covid-19 est à l’origine d’une surproduction de déchets d’activités de soins à risques infectieux et assimilés, dont l’élimination contribue à la lutte contre la propagation du virus covid-19, rendant impossible sur de nombreux sites, le respect des délais d’incinération ou de prétraitement par désinfection de droit commun prévus par l’arrêté du 7 septembre 1999.
Ces délais ont donc été adaptés au JO de ce matin par la publication de l’arrêté du 18 avril 2020 complétant l’arrêté du 23 mars 2020 prescrivant les mesures d’organisation et de fonctionnement du système de santé nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire (
NOR: SSAZ2009991A) que voici :

Au JO de ce matin, se trouve l’important décret n° 2020-453 du 21 avril 2020 portant dérogation au principe de suspension des délais pendant la période d’urgence sanitaire liée à l’épidémie de covid-19 (NOR: TREK2009561D).

Ce texte prévoit une reprise des délais dans un grand nombre de cas en matière de stations de traitement des eaux usées, de SPANC, d’épandages des boues de STEU d’énergie, de faune sauvage, de cours d’eau…

Voici la note de la DGCL sur les indemnités de fonctions des élus locaux et le Covid-19, mise à jour au 9 avril 2020 et qui est intéressante notamment pour ce qui des des périodes intermédiaires mixées propres aux EPCI à fiscalité propre (pas d’indemnité de fonction pour les élus supplémentaires pendant la phase intermédiaire par exemple) :

MISE À JOUR IMPORTANTE. POUR ACCÉDER À DES INFORMATIONS À JOUR AU 15/12/2020, CLIQUER CI-DESSOUS :

Covid-19 : confinement, couvre-feu, établissements fermés au public, pouvoirs de police, transports… [mise à jour au 15/12/20 ; décret au JO de ce matin] 

 

Mise à jour et toilettage au 21 avril 2020 à la suite, ces deux derniers jours, de nombreuses jurisprudences, notes, circulaires, décrets… depuis notre dernière édition de mardi dernier (il serait très long d’en faire le résumé…). 

Cette mise à jour inclut les textes au JO de ce matin (décrets n° 2020-450 portant dérogation au principe de suspension des délais pendant la période d’état d’urgence sanitaire liée à l’épidémie de covid-19, n° 2020-451 sur le report du nouveau calcul des APL ; arrêtés en matière de produits hydro-alcooliques, de garantie de l’Etat aux établissements de crédit et sociétés de financement, de concours des IRA…).

Elle s’enrichit aussi de quelques décisions de Justice (épandages agricoles et Covid-19 ; protection des magistrats et avocats aux procès administratifs ; levée du bouclage sanitaire de la Guadeloupe ; rassemblements statiques…) en sus des décisions insérées dans notre mise à jour d’hier et qui étaient d’importance ( pouvoir de police des maires ; lieux privatifs de libertés ; EHPAD et autres publics fragiles ; ouverture d’entreprises et tri entre entreprises ; sur-endettement et Covid-19…). 

S’y ajoutent d’autres informations, comme le second volet de l’important rapport Guedj, un protocole sur les visites en EHPAD et autres ESMS, un calendrier des concours ajusté (FNCDG), une circulaire de la Chancellerie sur les délais en ces temps covidiens,un avis du conseil national d’éthique, une circulaire sur les indemnités de fonctions

Pratiquement tous ces textes ont été commentés, sous diverses formes, sur le présent blog. Une recherche dans notre blog via les numéros de textes peut être la voie la plus simple pour accéder à nos analyses. 

Le 1er volet du « rapport Guedj » avait déjà conduit au lancement d’un premier volet d’un « plan de mobilisation nationale contre l’isolement », pour reprendre l’expression de l’intéressé (I). Aujourd’hui, et après un volet contentieux (II), voici le second volet de ce rapport (III) et, surtout, la diffusion hier d’un « protocole actualisé relatif aux consignes applicables au confinement dans les établissements médico-sociaux accueillant des personnes âgées et des personnes en situation de handicap » (IV) conduit à d’importants changements en matière de handicap, de visite dans les EHPAD et autres établissements sociaux et médico-sociaux (ESMS), etc. 

 

Le décret n° 2020-437 du 16 avril 2020 vient d’ajuster le régime des examens et concours administratifs jusqu’à la fin de l’année : visioconférence et autres moyens électroniques ; égalité de traitement et lutte contre la fraude ; recours aux listes complémentaires en vue de pourvoir aux emplois vacants ; ajustements quant aux dates à laquelle un titre ou diplôme doit être obtenu ; etc.

Cette mise à jour, depuis notre version de vendredi , s’enrichit de quelques décisions (aide aux foyers les plus modestes) et de 5 décrets (n° 2020-447, notamment sur les médicaments ; n° 2020-446 relatif à l’établissement du certificat de décès (NOR: SSAP2008825D ; ne concerne pas que la période de l’état d’urgence sanitaire, cela dit ; n° 2020-438 relatif à la Cour des comptes ; n° 2020-440 relatif à l’ENM et autres ; n° 2020-441 relatif aux accords de branche).

En revanche, des décisions de Justice importantes ont été rendues (pouvoir de police des maires ; lieux privatifs de libertés ; EHPAD et autres publics fragiles ; ouverture d’entreprises et tri entre entreprises ; sur-endettement et Covid-19…). 

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Après les couvre-feux ou les déplacements, voici que le Conseil d’Etat censure les arrêtés municipaux en matière de masques…

Rassurons nous : le juge confirme bien que sur le principe, le maire peut agir, au titre de ses pouvoirs de police générale, face au Covid-19… mais il ne peut le faire qu’avec une infinie prudence, armé de mesurettes et à la condition d’avoir d’abord bâti un dossier en béton… ce qui contraste avec les pouvoirs de police considérables donnés aux préfets, pouvoirs qui, eux, n’entraînent que fort peu de censures jurisprudentielles en dépit de l’ampleur des mesures prises sur le terrain. Certes nombre de maires ont vu leurs arrêtés censurés en raison de la difficulté qu’ils avaient à démontrer que leurs arrêtés étaient proportionnés à un risque local à obvier. 

Bref, l’on veut bien laisser le maire, au titre de ses pouvoirs de police, participer à l’effort sanitaire collectif… Mais avec de tous petits moyens. Un peu comme si l’on donnait à un interne hospitalier, par les temps qui courent, une malette de docteur façon Joué club. C’est amusant. C’est décoratif. Mais côté utilité, ça se limite aux futilités. Or, est-ce vraiment le rôle du maire que de ne jouer que les utilités ? 

En Allemagne, aux Etats-Unis, et dans bien d’autres démocraties… nul ne pense à interdire aux acteurs locaux d’ajuster les normes sanitaires. Et, là où cela se fait, cela réussit plutôt mieux… Mais au plus profond des esprits nous restons un peuple jacobin, unificateur jusqu’à l’égalitarisme. 

Passons en revue, sur ce point, les jurisprudences de ces 40 derniers jours qui mettent les pouvoirs de police des maires en quarantaine au lieu d’aider à faire appliquer celle-ci :

 

Est-ce au juge d’imposer au Gouvernement de faire le tri entre entreprises à fermer et entreprises à maintenir en activité ? NON a répondu le Conseil d’Etat le 18 avril 2020, par une ordonnance fondée en partie sur la difficulté, voire la quasi-impossibilité de l’exercice que consisterait un tel tri. Cette position est conforme à la jurisprudence bâtie par le Conseil d’Etat depuis le début de la pandémie. Elle peut être considérée comme contrastant, ou au contraire complétant, celle du juge judiciaire qui, de son côté, au cas par cas, semble s’autoriser à imposer des fermetures d’entreprises, mais au cas par cas. 

Après une grosse mise à jour entre les 14, 15 et 16 avril, voici une petite mise jour en ce 17 avril 2020.

Seuls deux textes au JO (décret n° 2020-432, qui concerne les collectivités de l’océan Pacifique ; et décret 2020-437 sur les examens et concours), peu de circulaires ou instructions…. bref une maigre récolte qui contraste avec la large fournée d’ordonnances rendues par le juge administratif (prisons, centres de rétention, policiers et masques…) qui enrichissent (alourdissent ?) la présente mise à jour. 

Pratiquement tous ces textes ont été commentés, sous diverses formes, sur le présent blog. Une recherche dans notre blog via les numéros de textes peut être la voie la plus simple pour accéder à nos analyses. 

Au JO du 16 avril , se trouvent trois ordonnances importantes :

S’y ajoutent aussi des nombreuses mises à jour en  matière de circulaires (celle — ici — sur les enfants des personnels prioritaires a été ajoutée à notre liste en fin de journée) et de jurisprudences (sur les mesures en EPHAD — voir ici , les actes notariés, etc.). Deux arrêtés (que nous avions oublié ! Merci Capitaine Flam) ont été ajoutés concernant le Covid et les SDIS. 

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Conformément à une jurisprudence désormais très établie tendant à globalement valider les choix gouvernementaux en cette crise, ou en tous cas à ne pas les censurer dans le cadre particulier du référé liberté où le contrôle du juge est par principe tout sauf maximal… le Conseil d’Etat vient de refuser les demandes des « coronavictimes » visant à des mesures plus considérables en EHPAD.

Cela dit, une fois encore, les mesures demandées, au lieu d’être précises et limitées, étaient larges et vagues. De telles mesures vastes sont peut être indispensables, ou peut-être pas, peut-être raisonnables ou peut-être pas… mais en tous cas elles étaient, dans le cadre précis du référé liberté et en raison des jurisprudences connues en ce domaine, par leur teneur même, vouées à une censure presque certaine en l’état de la jurisprudence, quelle que soit l’opinion que l’on a de ladite jurisprudence.

Détaillons donc cette chronique d’un échec contentieux annoncé, matérialisé par deux ordonnances du Conseil d’Etat rendues le 15 avril 2020 (n° 440002 et 439910 ; 2 ordonnances distinctes).

 

Au JO du 14 avril, en soirée, se trouvèrent les textes reportant la fin du confinement au 11 mai 2020 conformément aux annonces présidentielles du 13 avril au soir. Puis dans la nuit du 14 au 15, vint le JO du 15 avec trois textes (télésoins ; report de contrôles d’appareils à pression ; chômage et Covid-19…). 

S’y ajoutent aussi des mises à jour en  matière de circulaires et de jurisprudences (Conseil d’Etat ; TA de Mayotte…).

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Magie des chiffres : le 25 mars 2020, 25 ordonnances étaient adoptées, puis promulguées au JO. Or, ordonnance après ordonnance, le juge administratif valide les ordonnances ou à tout le moins refuse de les suspendre.

Après l’ordonnance sur le pénal (I), c’est l’ordonnance sur le judiciaire hors pénal qui vient, ainsi, de donner lieu à une décision de refus de suspension du Conseil d’Etat (II). Face aux requérants, la position du Conseil d’Etat devient en effet claire et cohérente, qu’on l’apprécie ou qu’on la critique (III).

Schématiquement, cette dernière peut être ainsi résumée : tant que le Gouvernement fait ce qu’il peut en fonction des moyens mis à sa disposition, et tant que les libertés ne sont pas trop malmenées au regard des enjeux de la lutte contre le covid-19, le Conseil d’Etat ne veut pas malmener l’action publique en ces temps difficile.

Il met en balance, non pas par principe, mais au terme d’un examen à chaque fois assez poussé, sa vision du possible, d’une part, et de l’équilibre entre contraintes (sur nos libertés, sur notre fonctionnement usuel) et nécessités (de maintenir l’Etat de droit mais aussi de lutter contre le virus en fonction des moyens en notre disposition, collectivement), d’autre part. 

MISE À JOUR IMPORTANTE. POUR ACCÉDER À DES INFORMATIONS À JOUR AU 15/12/2020, CLIQUER CI-DESSOUS :

Covid-19 : confinement, couvre-feu, établissements fermés au public, pouvoirs de police, transports… [mise à jour au 15/12/20 ; décret au JO de ce matin] 

 

Mise à jour et toilettage au 14 avril 2020 à la suite, ces deux derniers jours, de plusieurs jurisprudences (halles et marchés notamment) et circulaires (masques ; SPA…).

Ceci reprend aussi, bien sûr, nos ajouts de ce week-end pascal avec, lors de notre mise à jour du dimanche 12 avril, un assez grand nombre de nouvelles jurisprudences (port de masques obligatoires ou non ; arrêtés de police ; contrôle par le juge des fermetures administratives préfectorales ; la chloroquine encore et toujours ; aide aux publics en difficulté notamment les migrants et les sans abri…) et de quelques textes (masques ; transports outre-mer ; gels hydro-alcooliques ; garde / accueil des enfants des personnels prioritaires…). 

Mise à jour au 14 avril au soir : intégration du report de la fin du confinement du 15 avril au 11 mai (décret n° 2020-423 du 14 avril 2020 et arrêté du même jour [JO du 14 avril, diffusé tardivement, à 19h46]).

 

Au JO de dimanche 12 avril, ne figurait aucun texte notable relatif à l’épidémie de Covid-19. le JO du samedi 11 avril avait un peu plus prolixe (réunion et délibérations des personnes de droit privé, encore un texte sur les gels hydro-alcooliques ; consultation des instances représentatives du personnel…).

Au JO du 14 avril, se trouvèrent les textes reportant la fin du confinement au 11 mai 2020 conformément aux annonces présidentielles du 13 avril au soir. 

Surtout, ce qui suit vient d’être mis à jour de plusieurs jurisprudences (halles et marchés ; masques ; personnes en situation de précarité) et de diverses circulaires (SPA ; masques ; transports outre-mer ; épandage agricole en termes de Covid-19 ; garde / accueil des enfants des personnels prioritaires…). 

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MISE À JOUR IMPORTANTE. POUR ACCÉDER À DES INFORMATIONS À JOUR AU 15/12/2020, CLIQUER CI-DESSOUS :

Covid-19 : confinement, couvre-feu, établissements fermés au public, pouvoirs de police, transports… [mise à jour au 15/12/20 ; décret au JO de ce matin] 

 

Mise à jour au 12 avril 2020 à la suite, ces deux derniers jours, de plusieurs jurisprudences (port de masques obligatoires ou non ; arrêtés de police ; contrôle par le juge des fermetures administratives préfectorales ; la chloroquine encore et toujours ; aide aux publics en difficulté notamment les migrants et les sans abri…) et de quelques textes (transports outre-mer ; gels hydro-alcooliques…). 

 

Régions, départements, intercommunalités et communes, et leurs structures proches (SDIS, CCAS/CIAS…) sont engagés pour la continuité des services publics et la protection des personnes.

Mais cela passe par mille et une initiatives passionnantes qui souvent n’ont que peu d’écho.

Nous avons tenté, en récupérant des informations depuis de nombreux sites, de survoler plus d’une centaine d’initiatives, en prenant donc depuis les sites de l’ARF, de l’AMF, de l’ADF, de l’ADCF, du MInistère de la cohésion territoriale, de territoires.engages, etc.  

 

Au JO de ce matin figurent deux ordonnances :

• contentieux administratif en temps de Covid-19 — seconde ordonnance à ce sujet donc —

• et « Continuité de l’exercice des fonctions exécutives locales durant l’état d’urgence sanitaire » sur le remplacement des maires décédés, les démissions et la complétude du conseil municipal).

La grande évolution sur les autorisations d’urbanisme, un temps projetée (délais prolongés ou non commune par commune selon les cas) n’a finalement pas eu lieu. 

S’y ajoutent un décret (santé au travail) et un arrêté (produits hydro-alcooliques, encore et toujours). 

Surtout, diverses jurisprudences, circulaires et autres notes techniques, enrichissent singulièrement notre édition de ce matin, par ailleurs réorganisée sur divers points. 

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