Préemption : le maire d’arrondissement doit être informé après coup… et encore n’est-ce pas un critère de légalité… […]
Mois: juin 2020
Par un arrêt lu hier, le Conseil d’Etat a posé qu’il résulte des dispositions de l’article L. 262-52 […]
La DAJ vient d’actualiser ses Guides « très pratiques » sur la dématérialisation des marchés. En fonction de leur position, […]
Par une décision rendue hier, 10 juin 2020 (n° 435348), le Conseil d’Etat a posé que les décrets […]
Recrutement des personnels de transport : l’avis d’incompatibilité peut être attaqué devant le juge administratif. Le Conseil d’Etat en a décidé ainsi par un avis contentieux, lu hier, à publier au rec.
Par un arrêt du 10 juin 2020 (n° 437866 ; à publier au rec.), le Conseil d’Etat a […]
Au JO de ce matin se trouve l’arrêté du 26 mai 2020 portant notification des attributions individuelles de […]
Nouvelle diffusion En matière de tourisme, à quelle échelle agir ? Avec, surtout, quel mode de gestion ? […]
Nouvelle diffusion Evangelia Karamitrou et Eric Landot, associés du cabinet Landot & associés., commentent la décision Conseil d’Etat, […]
Un maire peut-il refuser de rouvrir son école et ses services de petite enfance, hors enfants des personnels prioritaires ?
Une réponse négative s’impose à cette question sauf spécificités locales très distinctes de la situation nationale (pour s’inspirer de l’approche du juge quant aux pouvoirs de police du maire en période d’état d’urgence sanitaire par la décision de référence : CE, ord., 17 avril 2020, n° 440057 (voir ici, là et encore ici).
Voir d’ailleurs à ce sujet :
- Covid-19 : quel acte prendre pour reporter la réouverture de l’école ?
- Déconfinement scolaire : point technique et juridique au 4 mai
- Réouverture des écoles et communes [VIDEO – webconférence Weka d’1h22]
Neuf maires, coup sur coup, viennent d’ailleurs en d’en faire l’expérience.
Les procurations faites pour le second tour du 22 mars… restent bien valables pour le second tour du […]
Le Tribunal des conflits, par une décision n° C4190 en date du 8 juin 2020, a ventilé le contentieux des droits d’eau (qui concerne de nombreux types de dossiers, notamment nombre de moulins ou anciens moulins) entre les deux ordres de juridiction.
Voir notamment :
- Remous juridiques et continuité écologique des cours d’eau [VIDEO et mini article]
- Droits d’eau et énergie hydraulique : la roue tourne
- Le droit de prise d’eau ne se perd qu’en cas de ruine de l’ouvrage, avec disparition ou quasi-disparition des éléments essentiels de l’ouvrage
- Continuité écologique des cours d’eau : de nouveaux contentieux au niveau national…
Les droits fondés en titre constituent des droits d’usage de l’eau et ont le caractère de droits réels immobiliers. Si elles en ont confirmé l’existence, les dispositions législatives du code de l’environnement les ont cependant inclus dans leur champ d’application, de sorte que les installations et ouvrages fondés en titre doivent être réputés avoir été autorisés ou déclarés au titre de la police de l’eau et que l’autorité administrative peut constater la disparition d’un droit d’eau ou en modifier la portée en imposant le respect de prescriptions.
Le Tribunal déduit de ce constat que la juridiction administrative est compétente pour se prononcer sur l’existence ou la consistance d’un droit d’usage de l’eau fondé en titre. En revanche, la juridiction judiciaire est compétente pour connaître de toute contestation relative au titulaire du droit.
A cette répartition de principe des compétences entre les deux ordres de juridiction, le Tribunal ajoute une précision : lorsqu’un litige quelconque est engagé devant le juge judiciaire et que, à l’occasion de ce litige, l’existence ou la consistance d’un droit d’eau est contestée, le juge n’est tenu de poser une question préjudicielle sur ce point au juge administratif qu’en cas de difficulté sérieuse, notamment lorsque le débat porte sur une décision affectant l’existence ou la consistance du droit en cause que l’administration a prise ou qu’il pourrait lui être demandé de prendre dans l’exercice de ses pouvoirs de police de l’eau.
Hier, 9 juin 2020, le Conseil d’Etat a distingué (très logiquement d’ailleurs) entre les cas où un refus […]
Un requérant annonce une QPC à venir à l’appui d’un recours. Le juge peut-il rejeter le recours sans attendre cette QPC ? NON tranche le Conseil d’Etat.
Une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) doit, procéduralement, donner lieu à un mémoire distinct à l’appui d’un recours contentieux déposé au principal.
Si un recours est déposé et que celui-ci annonce une QPC… le juge doit-il attendre celle-ci avant que, le cas échéant, rejeter le recours sans contradictoire comme le juge peut le faire dans certains cas ?
Réponse : NON. Logiquement non, a tranché le Conseil d’Etat.
Une telle QPC est en effet susceptible, lorsqu’elle porte sur une disposition législative dont découle la détermination des règles de recevabilité applicables au litige, de modifier l’appréciation portée par le juge sur la recevabilité de la requête ou, lorsqu’elle porte sur une disposition législative constituant le fondement légal de la décision contestée, de modifier l’appréciation portée sur l’absence manifeste de fondement de la requête.
Le Conseil d’Etat en déduit donc logiquement qu’un juge administratif du fond (un président de chambre de cour administrative d’appel en l’espèce) ne peut, en l’absence d’instruction, statuer régulièrement sur une requête d’appel par une ordonnance prise sur le fondement du dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative (CJA) avant la production du mémoire distinct qu’elle annonçait.
Au pire, si le juge du fond veut accélérer les choses… libre à lui d’impartir à ce requérant (ou cet appelant, en l’espèce) un délai pour produire ce mémoire en faisant usage du pouvoir prévu par l’article R. 611-17 de ce code.
Lorsqu’un pétitionnaire projète de réaliser des travaux ayant pour effet de modifier l’aspect d’un immeuble situé aux abords […]
Nouvelle diffusion En régime de fiscalité professionnelle unique (FPU), un très grand nombre d’erreurs de procédure se trouvent très […]
Voici la circulaire (NOR : MENE2013716C ; MENJ – DGESCO) du 3 juin 2020 relative à la 2e phase de réouverture des écoles et autres établissements.
Certains ont vu dans cette circulaire la disparition de la règle des 4m2 mais aussi celle du plafonnement à 15 élèves par classe.
Les inventaires des richesses écologiques, faunistiques et floristiques sont portés sous l’autorité scientifique le Muséum national d’histoire naturelle […]
Ont été diffusées les dernières versions des protocoles ou projets de protocoles sanitaires relatifs aux sessions de formation Bafa/Bafd et aux accueils […]
Au JO de ce matin, a été promulguée la loi n° 2020-692 du 8 juin 2020 visant à améliorer les droits des travailleurs et l’accompagnement des familles après le décès d’un enfant (NOR: MTRX2003331L).
Les salariés de droit privé (art. 1er), les fonctionnaires (art. 2) et les contractuels de la fonction publique (art. 2) bénéficient d’un nouveau congé pour décès d’un enfant.
On arrive au total à un congé de 15 jours si l’on cumule :
L’Ordre des architectes devra bétonner son intérêt à agir contre les marchés de conception réalisation et autres marchés […]
Arrêt après arrêt, la jurisprudence précise – avec beaucoup de mansuétude, il faut bien le reconnaître (v. ainsi […]
En matière d’espèces protégées, le principe est celui de l’interdiction de toute destruction desdites espèces ou de leur habitat (art. L.411-1 du code de l’environnement), sous réserve des dérogations à ce principe (art. L. 411-2 de ce même code), le tout assurant la transposition de la directive Habitats 92/43/CEE du 21 mai 1992.
Schématiquement, une telle dérogation suppose que soient réunies trois conditions (cumulatives, donc) :
- d’une part, de concessions
- et, d’autre part, de l’aménagement, l’organisation et la gestion des zones de mouillages et d’équipements légers.
A cet égard, ce texte :
On se souvient que l’article 14 de la loi n° 2019-828 du 6 août 2019 de transformation de […]
Un maire peut-il refuser de rouvrir son école et ses services de petite enfance, hors enfants des personnels prioritaires ?
Une réponse négative s’impose à cette question sauf spécificités locales très distinctes de la situation nationale (pour s’inspirer de l’approche du juge quant aux pouvoirs de police du maire en période d’état d’urgence sanitaire par la décision de référence : CE, ord., 17 avril 2020, n° 440057 (voir ici, là et encore ici).
Voir d’ailleurs à ce sujet :
- Covid-19 : quel acte prendre pour reporter la réouverture de l’école ?
- Déconfinement scolaire : point technique et juridique au 4 mai
- Réouverture des écoles et communes [VIDEO – webconférence Weka d’1h22]
Quatre maires, coup sur coup, viennent d’ailleurs en d’en faire l’expérience.
Nouvelle diffusion Depuis le 1er janvier 2020, nombre d’EPCI à fiscalité propres se sont vus attribuer les […]
A quelles conditions un requérant peut-il engager un « référé mesures utiles » pour mettre fin à un danger […]
Est paru au Journal officiel du 6 juin, le décret n° 2020-689 du 4 juin 2020 modifiant le décret n° […]
Il n’y a pas encore si longtemps, les établissements publics d’aménagement pouvaient élaborer et adopter un « projet stratégique […]
Weka et le cabinet Landot & associés ont uni leurs forces pour diffuser, tous les 15 jours, une […]
L’arrêt du Conseil d’Etat du 3 juin 2020 (CE, 3 juin 2020, n° 428845) permet d’apporter des précisions sur […]
Le 20 mai 2020, la commission des lois du Sénat a adopté le projet de loi n° 440 […]
L’article R. 111-2 du Code de l’urbanisme permet à l’autorité compétente de délivrer un permis de construire en […]
Un grand merci à M. Paul Rouyre (http://lesensdelamesure.fr) de m’avoir signalé un document intéressant, car riche de comparaison, […]
La légalité et, même, la constitutionnalité de tout ou partie des opérations électorales du 1er tour des élections […]
La FNCCR a lancé son plan de propositions de manière très détaillée.
C’est un sombre diagnostic que la Cour des comptes pose en matière de santé scolaire. Pour la rue […]
La légalité et, même, la constitutionnalité de tout ou partie des opérations électorales du 1er tour des élections […]
Peut-on faire un référé liberté contre l’élection d’un(e) maire ?
Serait-ce même l’occasion de revenir sur l’élection municipale elle-même alors que celle-ci n’a pas donné lieu à recours ?
Mise à jour (confirmative) au 10/7/2021 : Peut-on être maire sans avoir été candidat ? Il n’est plus […]
Marchés publics : un candidat évincé ayant déposé une offre irrégulière peut-il se prévaloir de l’irrégularité de l’offre […]
En matière de sport, les guides et avis en matière de bonne pratiques se multiplient, non sans quelques […]
MISE À JOUR VOIR Caméras thermiques : le juge souffle le chaud et le froid La Ligue des […]
Une affaire vient de confirmer le pouvoir de police générale du maire pour organiser des « tours d’eau » pour les usages domestiques de l’eau provenant d’une source, et qui à ce titre (usage domestique de faible ampleur) ne relèvent pas des pouvoirs des police spéciale du préfet.
De plus, le TA de Nice, dans cette affaire, impose la motivation d’actes en ce domaine au moins lorsque ceux-ci réduisent (abrogent) pour l’avenir les tours d’eau conférés à tel ou tél habitant (lequel n’est donc pas, alors, un usager).
Selon l’article R. 151-22 du Code de l’urbanisme, les zones agricoles délimitées dans un PLU doivent en principe […]
Même si pour l’instant la pandémie se fait moins alarmante et même si les vacances scolaire sont pour […]
Un Ministre peut-il négocier en excluant un syndicat représentatif ? En l’espèce, le Ministre de la santé peut-il […]
Voici le texte de la proposition de loi adoptée hier aprè par le Sénat sur la sécurisation du […]
Un « guide » d’un Ministère… constitue-t-il un acte susceptible de recours ?
Réponse : tout dépend du contenu.
Il s’agit là d’une solution conforme à la jurisprudence administrative selon laquelle la réponse à une telle question dépend de la substantifique moelle de ce qui est communiqué, dépend de l’ivresse et non du flacon.
Cette précision nous est apportée par une récente ordonnance du juge des référés du Conseil d’Etat. Cette décision est intéressante en termes de mesures utiles pour lutter contre la pandémie de Covid-19 et dans le combat entre robinet, fontaines à eau et bouteilles d’eau.
Mais en pur droit administratif, retenons de cette ordonnance que :
- OUI est (solution implicite) une décision susceptible de recours (certes non suspendue en l’espèce) la décision de publier des fiches conseils établies par le ministère lui-même (et qui de fait contiennent des préconisations du Ministère) ;
- NON la décision de publier un « guide des bonnes pratiques » n’est pas en soi une décision, et n’est donc pas un acte susceptible de recours, lorsque ces guides « ne révèlent […] aucune décision d’approbation de leur contenu par l’administration et ne contiennent pas d’autres informations que celles ayant vocation à être portées, par ailleurs, à la connaissance des employeurs et salariés de la branche par les organisations qui sont à l’initiative de ces documents. »
Voici cette décision :
Quid des EPCI composés de communes où l’élection a, à chaque fois, été acquise au 1er tour ? [VIDEO]
Nouvelle diffusion Les communes dont le conseil municipal a été entièrement recomposé à l’occasion des élections du 15 […]
Finalement, l’application mobile StopCovid à la française a donné lieu à une présentation officielle, à un avis de la CNIL, à un vote au parlement, à un décret ce week-end… et à une diffusion un peu tardive ce jour sur les appstores d’Apple et d’Android. Avec une efficacité prévisionnelle qui donne lieu à débats, et un contenu en tensions entre centralisation ou décentralisation technique, entre libertés et efficacité.
ATTENTION DEPUIS LA LOI 3DS A CHANGÉ CE RÉGIME NOTAMMENT POUR L’ÉLARGIR AUX SYNDICATS Pour le nouveau régime […]
Les élections à Vezin-le-Coquet (35) avaient été marquées par une forte abstention lors du premier tour, conclusif, des élections […]
Comme à l’accoutumée, a été diffusée une circulaire (n°6173-SG du 29 mai 2020 ; PRMX2013573C) du Premier Ministre […]
L’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) est née avec quelques tâtonnements et non sans de multiples […]
Un maire peut-il refuser de rouvrir son école et ses services de petite enfance, hors enfants des personnels prioritaires ?
Sans doute une réponse négative s’impose-t-elle à cette question sauf spécificités locales très distinctes de la situation nationale (pour s’inspirer de l’approche du juge quant aux pouvoirs de police du maire en période d’état d’urgence sanitaire par la décision de référence : CE, ord., 17 avril 2020, n° 440057 (voir ici, là et encore ici).
Voir d’ailleurs à ce sujet :
- Covid-19 : quel acte prendre pour reporter la réouverture de l’école ?
- Déconfinement scolaire : point technique et juridique au 4 mai
- Réouverture des écoles et communes [VIDEO – webconférence Weka d’1h22]
Trois maires, coup sur coup, viennent d’ailleurs en d’en faire l’expérience.
Mise à jour de notre article d’hier, 1er juin, en raison d’un rectificatif au JO de ce matin (relatif au département de la Moselle).
A partir de quand une personnes publique peut-elle percevoir une astreinte, quand un occupant sans titre n’exécute pas […]
Quid des EPCI composés de communes où l’élection a, à chaque fois, été acquise au 1er tour ? [VIDEO]
Nouvelle diffusion Les communes dont le conseil municipal a été entièrement recomposé à l’occasion des élections du 15 […]
Un riverain a-t-il qualité pour agir contre la décision de refus de transférer une voie privée dans le domaine public communal ? Oui répond le Conseil d’Etat.
Le transfert d’une voie privée ouverte à la circulation publique dans le domaine public communal n’est pas sans impact pour les riverains.
Un tel transfert peut notamment avoir pour effet de ne plus faire dépendre le maintien de l’ouverture à la circulation publique de la voie du seul consentement de ses propriétaires et de mettre son entretien à la charge de la commune.
Le Conseil d’Etat vient logiquement d’en déduire que les riverains de la voie justifient d’un intérêt leur donnant qualité pour demander l’annulation pour excès de pouvoir de la décision refusant de la transférer dans le domaine public de la commune sur le fondement de l’article L. 318-3 du code de l’urbanisme.
Selon le Conseil d’État, il résulte des articles L. 45-9, L. 46, R. 20-51 et R. 20-52 du code des postes et communications électroniques que :
- si les exploitants de réseaux ouverts au public bénéficient d’un droit de passage sur le domaine public routier et dans les réseaux publics relevant du domaine public routier et non routier, à l’exception des réseaux et infrastructures de communications électroniques,
- les autorités gestionnaires du domaine public non routier ont seulement la faculté, et non l’obligation, d’y autoriser l’installation des équipements des opérateurs de communications électroniques, dans le respect des prérogatives qu’elles tiennent de leur qualité de gestionnaire de ce domaine.
Par conséquent, un gestionnaire de domaine public non routier, tel qu’une personne publique en charge de l’eau potable en l’espèce, a le droit de refuser le maintien sur site, au delà de l’échéance de la précédente convention d’occupation domaniale, d’antennes relais sur un réservoir d’eau potable (château d’eau)… et ce alors même que le motif de ce refus ne serait pas tiré de l’incompatibilité de cette occupation avec l’affectation de ces dépendances domaniales ou avec les capacités disponibles, mais de la volonté de conclure de nouvelles conventions d’occupation tenant compte des conditions techniques et financières nouvelles prévues par délibération.
Quid des EPCI composés de communes où l’élection a, à chaque fois, été acquise au 1er tour ? [VIDEO]
Les communes dont le conseil municipal a été entièrement recomposé à l’occasion des élections du 15 mars dernier […]
La question des algorithmes fait l’objet décidément d’une très vibrante actualité juridiques, avec en moins de trois mois […]
Nous avons vécu, juridiquement, le confinement au rythme des modifications quasi-quotidiennes d’un décret : le décret n° 2020-293 […]

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