La France s’est construite avec de grands plans (Freycinet de 1879 ; programmes énergétiques ou numériques…)… et notre Pays n’a pas su renouveler ces grandes ambitions au delà des années 70 diront les uns, 90 rétorqueront les autres.
Dans un contexte budgétaire contraint et face aux exigences environnementales, quels principes et quelles priorités se fixer pour les infrastructures de demain ? Quels sont les leviers pour passer d’un paradigme de la construction systématique à celui de l’entretien, du renouvellement et de la régénération du patrimoine existant ?
Le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan rêve d’un grand plan Freycinet pour le XXIe siècle en dépit des limites financières de notre temps, avec ce rapport :
Ce rapport issu des travaux de la mission présidée par Michel Lalande, dégage notamment 4 priorités :
- Protéger la nature : mieux reconnaître et intégrer les « infrastructures naturelles » (zones humides, forêts, corridors écologiques…) dans la conception et les choix des infrastructures.
- Pérenniser les infrastructures existantes qui demeurent pertinentes : garantir la continuité de services de l’ensemble des infrastructures, y compris dans un monde à +4 °C à l’horizon 2100.
- Mettre les infrastructures au service de nouveaux usages et services décarbonés : garantir partout l’accès à une énergie souveraine, bas carbone et abordable, à des infrastructures numériques de qualité, et à un service de transport du quotidien décarboné.
- Des infrastructures créatrices de valeur : mieux capter et partager la valeur des flux européens et internationaux croissants sur les infrastructures nationales.

Présenté ainsi, cela semble irénique et convenu. Ce serait une erreur que de préjuger ainsi ce rapport car sur nombre de thèmes, il défriche, il ose, il prend en compte les contraintes (notamment celles du réchauffement climatique), en une lecture réellement stimulante.

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