L’avenantabilité des contrats de la commande publique est devenue un art complexe à maîtriser, et une nouvelle pierre vient d’être apportée à cet édifice.
La CJUE vient en effet de préciser quand une concession peut être modifiée sans nouvelle procédure d’attribution.
Tout est parti du très fameux écroulement d’un pont à Gênes en 2018, le pont Morandi.
Un accord amiable a fini par être conclu avec le concessionnaire mais le contrat s’en est trouvé singulièrement modifié, conduisant à cet arrêt de la Cour.
A retenir :
- 1/ La faute du cocontractant n’est pas une circonstance imprévisible : cela ne permet donc pas en soi de modifier le contrat en s’affranchissant des règles usuelles d’avenantabilité.
- 2/ Un changement dans l’actionnariat du concessionnaire décidé lors du règlement amiable n’est pas assimilable à une modification de la concession.
- 3/ le renforcement des normes de sécurité applicables et les compensations financières demandées au concessionnaire ne sont pas des modifications substantielles.
Il y aurait beaucoup à dire à ce sujet et déjà de nombreux articles ont été publiés sur cet arrêt, y compris en ligne par la DAJ de Bercy (voir ici).
Voici cet arrêt :

Voir à ce sujet une courte vidéo (53 secondes) présentée par Me Evangelia Karamitrou et Me Marie Gouchon
https://youtube.com/shorts/ZfCFtWYnfgg

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