Les finances des collectivités locales en 2020 [étude BISDGCL]

Le bulletin d’information statistique (BIS) de la DGCL, qui est en général de grande qualité, vient de diffuser une intéressante étude sur les finances des collectivités en 2020 (auteur : M. X. Niel).

Cette étude, dont nous reprenons ci-dessous — pour l’essentiel — les formulations, et qui évidemment porte sur une année atypique (élections reportées ; pandémie…) démontre que :

  • les collectivités locales ont enregistré un léger besoin de financement (- 0,5 Md€), dû essentiellement à celui des régions.
  • L’encours de dette augmente de + 3,3 %, ce qui contraste avec les stabilités constatées en 2018 et 2019.
  • L’investissement recule (- 6,2 % hors remboursements de dette), en particulier dans le bloc communal (- 14,5 %). Cette diminution est plus importante que celle observée habituellement à ce stade du cycle électoral.
  • L’épargne brute recule de – 10,8 %.
  • avec un désendettement dégradé (au moins ponctuellement) :
  • Les recettes de fonctionnement ont diminué : – 0,6 % à périmètre constant (c’est-à-dire hors le département de La Réunion, dont les recettes et les dépenses liées au RSA ont été reprises par l’État, et hors les dépenses et recettes des régions liées à l’apprentissage, dont la responsabilité a été transférée au monde professionnel) et – 1,6 % à champ courant.
    Certaines recettes fiscales ont en effet reculé, du fait de la diminution d’impôts liées à l’activité économique (DMTO, TICPE). À cela s’ajoute la chute de certaines recettes tarifaires, ou liées à l’exploitation du domaine.
  • Les dépenses de fonctionnement ont en revanche progressé : + 1,3 % à périmètre constant, donc au même rythme qu’en 2019 (et + 0,2 % à champ courant). Certaines dépenses ont augmenté du fait de la crise, comme les achats de fourniture de protection sanitaire, mais d’autres, liées au fonctionnement des équipements et à l’offre de services des collectivités, ont diminué. Les frais de personnel augmentent de + 1,1 %. L’évolution de la structure de ces frais prolonge celle de 2019 : d’une part, les contractuels prennent une place de plus en plus importante ; d’autre part, les contrats aidés disparaissent progressivement, tandis que le nombre d’apprentis continue d’augmenter.

 

Soit au total :

 

POUR ACCÉDER À CETTE ÉTUDE, VOIR ICI :

https://www.collectivites-locales.gouv.fr/files/Accueil/DESL/2021/BIS/BIS%20153%20-%20les%20finances%20des%20collectivités%20locales%20en%202020.pdf